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Simone SIMON (1911 / 2005)

Simone Simon

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Simone Simon (née à Marseille, France) débute à l'écran en 1931 et devient une star du cinéma français grâce à «Lac aux dames» (1934), suivi par «Les yeux noirs» (1935) et «Les beaux jours» (1935).

Elle est ensuite engagée à Hollywood où elle tourne, avec des réussites diverses selon les cas, cinq films : «Girl's Dormitory» (1936), «Ladies in Love» (1936), «Seventh Heaven» (1937), «Love and Hisses» (1937) et «Josette» (1938).

Aux U.S.A., l'actrice, qui a une personnalité bien affirmée, connaît certaines dissensions avec sa compagnie, la Fox.
 De plus, elle est mêlée à un scandale en 1938: alors qu'elle intente un procès pour détournement de fonds à sa secrétaire, celle-ci prétend que sa patronne offre des clefs d'or donnant accès à sa demeure aux hommes qu'elle trouve à son goût. Cette affaire lui vaut le courroux des ligues de vertu.

Après cet intermède américain, finalement plutôt décevant, elle retourne en France et y est l'interprète de «La bête humaine» (1938) et de «Cavalcade d'amour» (1939).

L'éclatement du second conflit mondial la ramène bientôt aux Etats-Unis.
 Lors de cette deuxième période Outre-Atlantique, elle n'arrive toujours pas à s'imposer au premier rang des vedettes du cinéma américain mais ses dons d'actrice sont, dans l'ensemble, mieux utilisés. Elle est, notamment, très bien employée dans trois films d'ambiance fantastique, «All That Money Can Buy» (1941), «Cat People» (1942) et «The Curse of Cat People» (1944).
 Elle obtient également un bon rôle dans «Mademoiselle Fifi» (1944), adapté de l'œuvre de Maupassant «Boule de suif». Mais on la retrouve aussi dans «Tahiti Honey» (1943) et «Johnny Doesn't Live Here Anymore» (1944) produits respectivement par la Republic et la Monogram, des firmes de séries B.

A la fin de la guerre, elle rentre au pays natal mais elle ne retrouvera plus la place qui était la sienne avant son départ.

Elle a encore toutefois la chance de figurer au générique de «La ronde» (1950) et «Le plaisir» (1951), réalisés par Max Ophüls.

Après 1956, on ne la voit plus que dans «La femme en bleu» (1972).

Marlène Pilaete