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Françoise ROSAY (1891 / 1974)

Françoise Rosay

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Françoise Rosay (née à Paris, France) débute à l'écran au début des années 10.
Durant la période du muet, elle tourne de manière irrégulière.
 A la fin des années 20, elle suit son époux, Jacques Feyder, aux Etats-Unis et sa carrière cinématographique prend son envol.

Elle est alors notamment employée dans les versions françaises de plusieurs films américains et on peut ainsi la voir dans, entre autres, «Si l'empereur savait ça» (1930), «Le petit café» (1930), «Echec au roi» (1931), «Le procès de Mary Dugan» (1931), «Soyons gais» (1931),…
 Elle est en outre la partenaire de Buster Keaton dans «Buster se marie» (1931) et «Casanova wieder willen» (1931), les versions française et allemande de «Spite Marriage».

Son activité à Hollywood accroît sa renommée et, lorsqu'elle rentre au pays natal, c'est en grande vedette qu'elle est accueillie.
 Pour le cinéma français, récupérer une actrice de la trempe de Françoise Rosay est une aubaine et elle enchaîne dès lors les tournages à un rythme soutenu.
Elle est notamment l'interprète de «La chance» (1931), «Papa sans le savoir» (1931), «Le rosier de Madame Husson» (1931), «La pouponnière» (1932), «L'abbé Constantin» (1933), «Coralie et Cie» (1933), «Maternité» (1934), «Marie des Angoisses» (1935), «Jenny» (1936), «Drôle de drame» (1937), «Carnet de bal» (1937), «Le fauteuil 47» (1937), «Le joueur d'échecs» (1938), «Paix sur le Rhin» (1938), «Elles étaient douze femmes» (1940),…

Elle est également dirigée par son mari dans «Le grand jeu» (1934), «Pension mimosas» (1934), «La kermesse héroïque» (1935) et «Les gens du voyage» (1938) et conserve le rôle principal des versions allemandes de ces deux derniers films, «Die klugen frauen» et «Fahrendes volk».

Elle tourne aussi en double version «Die Insel/"Vers l'abîme» (1934) de Hans Steinhoff et son aisance dans la langue de Goethe lui permet de tourner trois productions 100 % allemandes, «Die letzten Vier von Santa Cruz» (1936), «Meine Sohn, derr Herr Minister» (1937) et «Die Hochszeitsreise» (1939).

Durant la guerre, il est hors de question pour Françoise Rosay, dont les sentiments patriotiques sont bien connus, de travailler en France occupée.
 Elle n'est alors l'interprète que de trois films, «Une femme disparaît» (1941), que Jacques Feyder met en scène en Suisse, ainsi que «The Halfway House» (1944) de Basil Dearden et «Johnny Frenchman» (1945) de Charles Frend, réalisés en Angleterre, où l'actrice a fini par se réfugier.

Le conflit terminé, elle revient dans l'Hexagone et reprend sa carrière avec «Macadam» (1946), suivi de, entre autres, «Le mystère Barton» (1948), «Les vagabonds du rêve» (1949), «L'auberge rouge» (1951), «La reine Margot» (1954), «Le long des trottoirs» (1956), «Le cave se rebiffe» (1961), «La métamorphoses des cloportes» (1965), «La vingt-cinquième heure» (1966), «Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages» (1968), «Pas folle la guêpe» (1972),…

Des productions américaines, britanniques, italiennes et allemandes figurent alors également dans sa filmographie, qui s'accroît dès lors de titres comme, notamment, «Saraband for Dead Lovers» (1948), «September Affair» (1950), «I figli di nessuno» (1951), «The 13th Letter» (1951), «Sul ponte dei sospiri» (1952), «The Seventh Sin» (1957), «The Sound and the Fury» (1959), «Stefanie in Rio» (1960), «The Full Treatment» (1961), «Up from the Beach» (1965), «Der fussgänger» (1973),…
 Elle figure aussi au générique de la co-production belgo-allemande «Le banquet des fraudeurs» (1951), réalisée par Henri Storck.

Pour être complet, signalons qu'au cours de son existence bien remplie, Françoise Rosay aura aussi abordé les domaines du théâtre, de l'opéra et de la télévision.

Marlène Pilaete