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Norma TALMADGE (1893 ? 1895 ? / 1957)

Norma Talmadge

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Norma Talmadge (née à Jersey City, États-Unis) débute à l'écran en 1910 à la Vitagraph et obtient son premier rôle important dans «A Tale of Two Cities» (1911).
 Elle ne tarde ensuite pas à devenir une des vedettes de la firme, chez qui elle reste jusqu'en 1915 et pour qui elle est l'interprète de productions comme «Captain Barnacle's Waif» (1912), «Casey at the Bat» (1912), «Under the Daisies» (1913), «Arriet's Baby» (1913), «An Old Man's Love Story» (1913), «The Helpful Sisterhood» (1914), «Sawdust and Salome» (1914), «John Rance, Gentleman» (1914), «A Daughter of Israel» (1915), «The Battle Cry of Peace» (1915),…

En 1916, la prometteuse étoile tourne pour la compagnie Triangle où elle est la protagoniste de, notamment, «Going Straight», «The Social Secretary» ou encore «Fifty-Fifty».
 La même année, elle épouse le producteur Joseph Schenck, qui prend sa carrière en main et fonde la "Norma Talmadge Film Corporation".

Le premier film issu de cette collaboration, «Panthea» (1917), remporte un grand succès.
 Le prestige et la popularité de l'actrice s'accroissent d'année en année.
 Contrairement à sa sœur Constance, une des reines de la comédie, Norma se spécialise principalement dans les grands rôles dramatiques et sentimentaux.

Durant une dizaine d'années, elle est la star de, entre autres, «Poppy» (1917), «The Forbidden City» (1918), «The Heart of Wetona» (1919), «The Probation Wife» (1919), «The Branded Woman» (1920), «The Passion Flower» (1921), «The Wonderful Thing» (1921), «The Eternal Flame» (1922), «Smilin' Through» (1922), «Within the Law» (1923), «Secrets» (1924), «The Lady» (1925), «Graustark» (1925), «Camille» (1926), «The Dove» (1927),…

En 1927, elle est la troisième artiste à laisser ses empreintes sur le ciment du Grauman's Chinese Theater à Hollywood.

Son premier film 100 % parlant, «New York Nights» (1929), est accueilli tièdement.
 Le suivant, «Du Barry, Woman of Passion» (1930) est un lourd échec. Contrairement à la légende, elle ne s'y exprime pas avec un accent de Brooklyn prononcé mais, pour une actrice n'ayant pas la technique théâtrale et vocale voulue, choisir d'adapter une pièce à succès de Broadway n'était sans doute pas une très bonne idée. De plus, le réalisateur, Sam Taylor, se montre bien peu inspiré et la lourdeur de sa mise en scène est un handicap de plus.

Voyant son étoile pâlir, Norma Talmadge choisit alors de se retirer définitivement, à la tête d'une fortune considérable.

Marlène Pilaete