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Bebe DANIELS (1901 / 1971)

Bebe Daniels

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Bebe Daniels (née à Dallas, États-Unis) débute à l'écran alors quelle est encore une enfant. Dans la seconde moitié des années 10, elle commence à se faire connaître aux côtés de Harold Lloyd dans bon nombre de comédies.

En 1919, elle signe avec la Paramount et débute son contrat par un petit rôle dans «Male and Female» (1919) de Cecil B. De Mille. L'année suivante, la firme l'élève au rang de star.
 Parmi ses films, on peut citer, entre autres, «Oh Lady, Lady» (1920), «The March Hare» (1921), « The Speed Girl « (1921), «Nice People» (1922), «Nancy From Nowhere» (1922), «The Exciters» (1923), «Sinners in Heaven» (1924), «Wild, Wild Susan» (1925), «Miss Bluebeard» (1925), «The Campus Flirt» (1926), «She's a Sheik» (1927), «Senorita» (1927), «Feel My Pulse» (1928),… Elle retrouve par ailleurs De Mille pour «Why Change Your Wife» (1920) et «The Affairs of Anatol» (1921).

A l'avènement du parlant, la Paramount la laisse partir. Elle passe alors à la R.K.O. pour être la protagoniste de «Rio Rita» (1929), une comédie musicale qui remporte un triomphe. Pour cette compagnie, elle tourne encore en 1930 quelques films, parmi lesquels «Dixiana», construit sur le même moule que «Rio Rita» mais qui, cette fois, est un gros échec commercial.

Sa carrière commence ensuite à décliner. Elle est notamment la partenaire d'un Douglas Fairbanks en perte de vitesse dans «Reaching for the Moon» (1930). On la voit aussi dans «Silver Dollar» (1932) avec Edward G. Robinson et «Counsellor At Law» (1933) avec John Barrymore, deux productions plutôt dominées par leur vedette masculine. Son rôle le plus mémorable de cette époque est sans doute celui d'une étoile chevronnée qui doit laisser la place à une plus jeune artiste, incarnée par Ruby Keeler, dans «42nd Street» (1933).

Elle continue en outre à être l'interprète de plusieurs films dont elle est la figure centrale (dont deux tournés en Angleterre) mais ceux-ci n'ont pas un impact suffisant pour lui permettre de se maintenir au rang qui avait été le sien.

En 1936, elle part en Grande-Bretagne avec son mari, Ben Lyon. Elle y connaît un regain de popularité, d'abord sur scène puis à la radio, où elle anime, dès 1940, une émission qui remporte un grand succès durant plusieurs années, «Hi, Gang». Elle choisit de rester sur place durant la guerre et se dépense sans compter pour remonter le moral du public et des soldats. Le cinéma n'est désormais plus sa principale activité et on ne la voit plus à l'écran qu'à trois reprises, en 1936, 1938 et 1941.

A la fin du conflit, les époux rentrent aux U.S.A. mais décident, après quelques années, de retourner en Angleterre.
Ils continuent dès lors à occuper une place privilégiée dans le cœur des Britanniques en se produisant à la radio et à la télévision.
 Ils sont également les vedettes de deux films, en 1954 et 1955.

En 1963, l’actrice est obligée de se retirer, suite à des ennuis de santé.

Marlène Pilaete