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June ALLYSON (1917 / 2006)

June Allyson

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June Allyson (née à New York, Etats-Unis) fait ses premières expériences cinématographiques en tournant plusieurs courts-métrages musicaux de 1937 à 1940.
 Son succès sur scène en 1941 dans la comédie musicale «Best Foot Forward» lui vaut de revenir à l'écran en 1943.

Le public s'attache rapidement à l'aimable et pétillante jeune femme, qui devient une star grâce à «TwoGirls and a Sailor» (1944).
 Durant quelques années, on la retrouve la plupart du temps dans des films musicaux et des comédies.
 C'est l'époque de, entre autres, «The Sailor Takes a Wife» (1945), «Two Sisters from Boston» (1946), «Good News» (1947), «The Bride Goes Wild» (1948),…

A la fin des années 40, elle fait partie de la prestigieuse distribution de «The Three Musketeers» (1948) et «Little Women» (1949).
 Elle termine la décennie avec «The Stratton Story» (1949), dans lequel elle incarne une épouse sincère, patiente et dévouée.
 Au cours des années 50, c'est un rôle qu'elle va reprendre à plusieurs reprises dans des productions comme «The Glenn Miller Story» (1953), «Executive Suite» (1954), «Strategic Air Command» (1955) ou encore «The McConnell Story» (1955).

Elle continue néanmoins à exploiter le côté léger de sa personnalité dans, notamment, «The Reformer and the Redhead» (1950), «Too Young to Kiss» (1951) et «Woman's World» (1954).
 On la retrouve en outre, dans un registre plus dramatique, au générique de «Battle Cry» (1953), aux côtés d'Humphrey Bogart, et de «Executive Suite» (1954) de Robert Wise.

A la suite d'un referendum, le célèbre magazine Photoplay la déclare actrice favorite de 1954 et, en 1955, elle se hisse au neuvième rang des 10 vedettes les plus populaires du box-office américain.
 Elle est alors à l'apogée de sa carrière.

Le déclin ne tarde toutefois pas à s'amorcer.
 On fait d'abord un accueil tiède à son rôle à contre-emploi de mégère dans «The Shrike» (1955).

Elle est ensuite la vedette de quatre nouvelles versions de films célèbres qui n'égalent pas les originaux et qui font baisser sa cote.
 On la voit ainsi dans «The Opposite Sex» (1956), «You Can't Run Away from It» (1956), «Interlude» (1957) et «My Man Godfrey» (1957), les remakes de, respectivement, «The Women» (1939), «It Happened One Night» (1934), «When Tomorrow Comes» (1939) et «My Man Godfrey» (1936).
 June Allyson y succède à Norma Shearer, Claudette Colbert, Irene Dunne et Carole Lombard, des actrices avec lesquelles, malgré la sympathie qu'elle inspire, il lui est difficile de soutenir la comparaison.

Après «A Stranger in my Arms» (1959), elle disparaît des grands écrans.
 Par la suite, elle ne revient au cinéma qu'à trois reprises, en 1972, 1978 et 200 et c'est à la télévision qu'elle poursuit principalement son parcours.

Marlène Pilaete