X

Estelita RODRIGUEZ (1923 ? 1928 ? / 1966)

Lynne Rodriguez

icone

Après avoir été remarquée comme chanteuse et danseuse sur la scène de night-clubs, Estelita Rodriguez (née à Guanajay, Cuba) fait ses débuts officiels au Septième Art en 1945, pour la compagnie Republic, dont elle devient la vedette exotique attitrée et chez qui elle reste jusqu’en 1953.

Notons toutefois qu’il est probable, selon certaines sources, qu’elle ait déjà tâté du cinéma auparavant, peut-être d’ailleurs dans son pays natal, comme le prétend un magazine de l’époque. Sur Internet, on peut d’ailleurs trouver mention d’un court-métrage cubain intitulé «Ritmos de Cuba» (1942).
 Ajoutons aussi qu’elle avait déjà été engagée durant quelque temps, dans la première moitié des années 40, par une firme cinématographique hollywoodienne, probablement la M.G.M., mais que sa connaissance alors limitée de la langue anglaise l’avait empêchée d’apparaître à l’écran.

Parmi ses films, on peut citer, entre autres, «Mexicana» (1945), «Old Los Angeles» (1948), «Belle of Old Mexico» (1950), «Hit Parade of 1951» (1950), «Cuban Fireball» (1951), «Havana Rose» (1951), «The Fabulous Senorita» (1952), «Tropical Heat Wave» (1952), «Sweethearts on Parade» (1953),…

Elle apporte en outre son charme épicé à neuf westerns de Roy Rogers, parmi lesquels «Along the Navajo Trail» (1945), «On the Old Spanish Trail» (1947), «The Golden Stallion» (1949), «Twilight on the Sierras» (1950), «In Old Amarillo» (1951),…

Durant sa carrière, on la spécialise dans les rôles de beautés latines et on ne s’étonnera donc pas que les personnages qu’elle incarne se nomment, par exemple, Lupita, Chicquita, Pepita, Carmelita, Consuelo, Lolita ou encore, tout simplement, Estelita.

Après 1953, on ne la voit plus qu’à deux reprises au grand écran.
 Elle tient alors un second rôle dans le prestigieux «Rio Bravo» (1959) et elle termine son parcours avec «Jesse James Meets Frankenstein’s Daughter» (1966), une série B mêlant western et film d’horreur.

Elle meurt prématurément en 1966, apparemment des suites de la grippe.

Marlène Pilaete