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Lida BAAROVA (1914 / 2000)

Lida Baarova

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Lída Baarová (née à Prague, Tchécoslovaquie) débute à l’écran en 1931 et devient rapidement une des jeunes vedettes les plus en vue de son pays natal grâce à, entre autres, «Kariera Pavla Camrdy» (1931), «Senkyrka u divoké krasy» (1932), «Lelicek ve sluzbach Sherlock Holmesa» (1932), «Madla z cihelny» (1933), «Sedma velmoc» (1933), «Jsem devce s certem tele» (1933), «Dokud mas maminku» (1934),…

Elle poursuit ensuite sa carrière de star en Allemagne avec, notamment, «Barcarole» (1935), «Leutnant Bobby, der Teufelkerl» (1935), «Einer zuviel an Bord» (1935), «Verräter» (1936), «Die Stunde der Versuchung» (1936), «Patrioten» (1937), «Die Fledermaus» (1937), «Der Spieler» (1938),…
 Très demandée, elle arrive encore à tourner quelques films en Tchécoslovaquie, parmi lesquels «Komediantska Princezna» (1936) ou encore «Panenstvi» (1937).

Etant devenue la maîtresse de Joseph Goebbels, l’actrice s’attire bientôt les foudres d’Hitler, qui veut éviter tout scandale pouvant toucher un haut dignitaire de son parti.
 Lorsqu’il apprend que cette liaison pourrait déboucher sur le divorce de son Ministre de la Propagande, le dictateur décide de prendre les choses en main et le somme de mettre fin à sa relation extra-conjugale.

Pour Lída Baarová, désormais très mal vue, l’aventure cinématographique allemande s’arrête là et elle retourne dans son pays natal.
 Elle y est alors l’étoile de plusieurs productions comme «Ohnivé léto» (1939), «Artur a Leontyna» (1940), «Divka v modrém» (1940), «Palicova dcera» (1941),…

Mais de nouvelles tracasseries attendent l’actrice car, en 1941, le sinistre Secrétaire d’Etat et Chef de la Police Karl Hermann Frank lui délivre une interdiction de travailler.
 Elle part alors en Italie, où sa filmographie s’enrichit encore de, par exemple, «Il cappello da prete» (1943), «L’ippocampo» (1943), «La fornarina» (1944), «Ti conosco, mascherina» (1944),…
 Après cette parenthèse, elle revient en Tchécoslovaquie.

En avril 1945, sentant le vent tourner, elle décide de prendre le chemin de la Bavière.
 En route, elle est arrêtée par la police militaire américaine et, en septembre de la même année, elle est rapatriée dans son pays natal, désormais libéré du joug allemand.
 Accusée de collaboration, elle y est emprisonnée pour quelque temps et n’est libérée qu’en décembre 1946.

En février1948, la Tchécoslovaquie devient un état communiste, dont Lída Baarová, menacée d’une nouvelle arrestation, ne va pas tarder à s’enfuir.

De 1950 à 1958, on la revoit au cinéma dans une quinzaine de films italiens et espagnols. Le titre le plus connu de cette période est sans doute «I vitelloni» (1953) de Fellini.

Par la suite, jusqu’aux années 70, c’est au théâtre qu’elle exerce son métier d’actrice.

Marlène Pilaete