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Lil DAGOVER (1887 / 1980)

Lil Dagover

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Lil Dagover (née à Java, de parents allemands) débute à l’écran durant les années 10. Selon certaines sources, elle aurait fait sa première apparition au cinéma en 1913 et aurait tourné plus régulièrement dès 1916.

Quoi qu’il en soit, ce sont les années 1919 et 1920 qui sont déterminantes pour sa carrière.
 En effet, c’est à ce moment-là qu’elle devient une star.
 Elle est alors notamment dirigée par Fritz Lang dans «Harakiri» (1919) et «Die Ppinnen» (1919) et par Robert Wiene dans le classique de l’expressionnisme, «Das Kabinett des Dr.Caligari» (1920).
 Parmi les autres films de cette période, on peut encore citer «Die Kwannon von Okadera» (1920), «Die Frau im Himmel» (1920) ou encore «Das Geheimnis von Bombay» (1920).

Son étoile brille d’un vif éclat durant les années 20 et on peut alors la voir dans, entre autres, «Der müde Tod» (1921), à nouveau mis en scène par Fritz Lang, «Luise Millerin» (1922), «Phantom» (1922), «Seine Frau, die Unbekannte» (1923), «Komodie des Herzens» (1924), «Zur Chronik von Grieshuus» (1925), «Tartüff» (1925), «Liebe macht blind» (1925), «Die Brüder Schellenberg» (1926), «Orientexpress» (1927), «Der geheime Kurier» (1928), «Spielereien einer Kaiserin» (1929),…

Elle est en outre l’interprète de deux co-productions germano-suédoises, «Bara en danserka/Nur eine Ttänzerin» (1926) et «Hans engelka fru/Die Lady ohne Schleier» (1927), ainsi que de trois films français, «La grande passion» (1928), «Le tourbillon de Paris» (1928) et «Monte Cristo» (1929).

Elle passe le cap du parlant sans problème avec «Va Banque» (1930) et, en grande dame du cinéma allemand, elle continue son brillant parcours grâce à, notamment, «Elisabeth von Österreich» (1931), «Die Tänzerin von Sanssouci» (1932), «Johannisnacht» (1933), «Ich heirate meine Frau» (1934), «Lady Windermere Fächer» (1935), «Der höhere Befehl» (1935), «Schlussakkord» (1936), «Die Kreutzersonata» (1937), «Dreiklang» (1938), «Umwege zum Glück» (1939), «Friedrich Schiller» (1940), «Kleine Residenz» (1942), «Musik in Salzburg» (1944),…

Elle figure aussi au générique des trois versions (allemande, française et anglaise) de «Der Kongress tanzt» (1931) et est engagée à Hollywood pour «The Woman from Monte Carlo» (1932), qui n’est pas un titre marquant de sa filmographie.

En 1937, elle est élevée par Joseph Goebbels au rang d’actrice d’état», la plus haute distinction pouvant être accordée à un membre de sa profession.

Après l’effondrement du régime hitlérien, elle reprend le chemin des studios dès 1948 et, jusqu’en 1961, elle tourne une quinzaine de productions, parmi lesquelles «Die Söhne des Hernn Gaspary» (1948), «Es kommt ein Tag» (1950), «Königliche Hoheit» (1953), «Schloss Hubertus» (1954), «Die Barrings» (1955), «Buddenbrooks» (1959), «Die seltsame Gräfin» (1961),…

Par la suite, elle travaille pour la télévision.

De 1973 à 1979, on retrouve à nouveau l’infatigable comédienne dans cinq films pour le grand écran, dont trois réalisations de Maximilian Schell, «Der Fussgänger» (1973), «Der Richter und sein Henker» (1975) et «Geschichten aus dem Wiener Wald» (1979).

Marlène Pilaete