X

Zarah LEANDER (1907 / 1981)

Zarah Leander

icone

Zarah Leander (née à Karlstad, Suède) se lance dans une carrière sur scène à la fin des années 20 et devient rapidement célèbre, grâce à son abattage et à ses dons vocaux.
 Au cinéma, qui n’est pas, à l’époque sa préoccupation première, elle tient d’abord un petit rôle dans «Dantes mysterier» (1930) avant de se retrouver en tête de générique de «Falksa millionären» (1931) et «Aktenskapsleken» (1935).

En 1936, dans un théâtre viennois, elle remporte un grand succès grâce à l’opérette «Axel an der Himmelstür».
 La même année, elle est la vedette du film autrichien «Premiere», dont la réussite laisse présager la suite de son brillant parcours.

Elle poursuit ensuite sa carrière à l’écran en Allemagne où «Zu neuen Ufern» (1937) et «La Habanera» (1937) la propulsent au premier rang des stars.
 L’intention de la U.F.A., la firme qui l’a engagée, est de créer avec elle une étoile du calibre de Greta Garbo et Marlene Dietrich au sein de l’industrie cinématographique du 3ème Reich.

Elle confirme son immense popularité avec «Heimat» (1938), «Der Blauchfus» (1938), «Es war eine rauschende Ballnacht» (1939), «Das Lied der Wüste» (1939), «Das Herz der Königin» (1940), «Der Weg ins Freie» (1941) et «Die grosse Liebe» (1942).
 Les chansons qu’elle interprète dans ses films, de sa voix grave et envoûtante, contribuent à sa renommée.

Mais, au fur et à mesure que l’Allemagne s’enfonce dans la guerre, l’ambiance devient de plus en plus pesante et l’actrice, qui s’est toujours déclarée apolitique, se voit désormais confrontée aux réalités du conflit.
 Après le tournage de «Damals» (1943), elle juge qu’il est temps de rentrer en Suède, où on lui reprochera bientôt le fait d’avoir tourné sous le régime hitlérien.

Il faut attendre quelques années avant qu’elle ne retravaille régulièrement.
 Durant cette seconde partie de carrière, qui ne se terminera qu’à la fin des années 70, elle se consacre d’avantage aux concerts, aux opérettes et aux disques et c’est principalement en Allemagne et en Autriche, où elle jouit d’un culte particulier, qu’elle est bien sûr la plus active.

Elle fait encore cependant quelques incursions au Septième Art.
 C’est ainsi qu’elle fait son retour dans les studios allemands avec «Gabriela» (1950), qui se retrouve troisième au classement des recettes de l’année.
 Suivent ensuite «Cuba Cabana» (1952) et «Ave Maria» (1953).

Par après, elle intervient comme chanteuse dans «Bei Dir was es immer so schön» (1954), tient la vedette de «Der blaue Nachtfalter» (1959) et figure au générique de la co-production italo-franco-allemande «Come imparai ad amare le donne/Comment j’ai appris à aimer les femmes/Das gewisse etwas der Frauen» (1966).
 Elle est outre l’interprète du téléfilm «Das Blaue vom Himmel» (1964).

Selon certaines sources, Zarah Leander aurait, durant sa période de gloire sous le troisième Reich, fourni des renseignements aux services secrets soviétiques, à l’occasion de ses retours dans son pays natal. Mais il semble qu’il subsiste encore certaines zones d’ombre à ce sujet.

Marlène Pilaete