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Eva BARTOK (1926 ? 1927 ? / 1998)

Eva Bartok

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Après s’être produite au théâtre, Eva Bartok (née à Budapest, Hongrie) débute à l’écran en 1947 dans un film qui, semble-t-il, n’est pas distribué pour cause de censure communiste.
 Elle arrive bientôt à quitter son pays natal et part en Angleterre, où elle retrouve le chemin des plateaux de tournage avec «A Tale of Two Cities», commencé en 1948 mais qui ne sera présenté au public qu’en 1951.

En 1952, la jeune femme accède au statut de vedette grâce à «The Crimson Pirate», une co-production anglo-américaine qui lui permet d’être la partenaire de Burt Lancaster, et au film policier «Venetian Bird».
 En Grande-Bretagne, l’actrice est encore l’interprète de, entre autres, «Spaceways» (1953), «Front Page Story» (1954), «The Gamma People» (1956), «Operation Amsterdam» (1959), «Beyond the Curtain» (1960),…

Dans sa filmographie, on relève également bon nombre de productions allemandes, parmi lesquelles «Der letzte Walzer» (1953), «Viktoria und ihr Husar» (1954), «Vom Himmel gefallen» (1955), «Durch die Wälder durch die Auen» (1956), «Madeleine Tel. 136211» (1958), «Unter Ausschluss der Öffentlichteit» (1961), «Eheinstitut Aurora» (1962), «Ferien wie noch sie» (1963),…

Elle apparaît en outre aux côtés de Lino Ventura dans la co-production franco-allemande «Douze heures d’horloge/Ihr Verbrechen war Liebe» (1959), tourne « Ten Thousands Bedrooms » (1957) aux U.S.A. et incarne une comtesse dans «Sei donne per l’assassino» (1964), une des réalisations les plus connues de Mario Bava.

Elle fait aussi beaucoup parler d’elle par sa vie privée mouvementée, notamment son bref mariage avec Curd Jürgens et ses liaisons avec un riche prince oriental et un marquis apparenté à la famille royale britannique.
 En 1957, la naissance de sa fille, déclarée de père inconnu, ne passe pas non plus inaperçue. Beaucoup plus tard, on apprendra que le géniteur pourrait être Frank Sinatra.

Dès la seconde moitié des années 60, elle s’éloigne de l’univers du show-business et, désormais, bon nombre de ses activités semblent être placées sous le signe du mouvement spirituel indonésien "Subud".

Marlène Pilaete