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Lois MORAN (1908 / 1990)

Lois Moran

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Après avoir été remarquée comme danseuse à l’Opéra de Paris, Lois Moran (née à Pittsburgh, Etats-Unis) débute à l’écran en France sous les auspices du réalisateur Marcel L’Herbier.

Celui-ci décide en effet de lui confier un des rôles principaux de «La galerie des monstres» (1924), film qu’il produit et dont il assure la direction artistique, mais réalisé officiellement par son acteur-fétiche, Jaque-Catelain.
 La jeune fille figure ensuite au générique de «Feu Mathias Pascal» (1924), mis en scène par L’Herbier et qui lui permet de côtoyer le célèbre acteur Ivan Mosjoukine.

Remarquée par Sam Goldwyn, elle retourne ensuite dans son pays natal pour incarner la fille de Belle Bennett dans le mélodrame «Stella Dallas» (1925), qui en fait une star.
 Elle est par la suite la vedette de, entre autres, «The Road to Mandalay» (1926), «Padlocked» (1926), «God Gave Me Twenty Cents» (1926), «The Whirlwind of Youth» (1927), «Publicity Madness» (1927), «Don’t Marry» (1928), «Blindfold» (1928),…

Elle passe le cap du parlant avec des productions comme «Joy Street» (1929) ou encore «Beyond That Curtain» (1929) mais, progressivement, sa carrière s’essouffle.

En 1931, déçue par la qualité de ses derniers films et fatiguée de son image d’ingénue, elle quitte la Fox, compagnie sous laquelle elle était sous contrat depuis début 1927.

Elle apparaît ensuite sous un jour plus glamour dans «Men in Her Life» (1931) et «West of Broadway» (1931) mais elle sent néanmoins qu’il est temps pour elle de s’éloigner de Hollywood.
 Elle remporte alors un grand succès sur scène à Broadway dans la comédie musicale «Of Thee I Sing», qui sera jouée de décembre 1931 à janvier 1933.
 Durant cette période, elle fait ses adieux définitifs au cinéma avec le court-métrage «Ladies Not Allowed» (1932).

Après son mariage en 1935 et la naissance de son fils en 1936, elle délaisse l’univers du show-business et ne fait plus que de très rares apparitions au théâtre.
 Elle met un point final à son parcours d’actrice avec la série télévisée «Waterfront» (1954-1955).

Pour la petite histoire, rappelons qu’elle servit de modèle au personnage de Rosemary dans «Tendre est la nuit», roman de F.Scott Fitzgerald, avec qui elle avait été très liée dans les années 20.

Marlène Pilaete