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Eleonora ROSSI DRAGO (1925 / 2007)

Eleonora Rossi Drago

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Après avoir, notamment, participé en 1947 au concours de Miss Italie, duquel elle est finalement exclue parce que déjà mère d’une petite fille, Eleonora Rossi Drago (née à Gênes, Italie) débute à l’écran en 1949 et devient une star grâce à «Persiane chiuse» (1951).

Après quelques autres films qui confirment sa popularité comme «Sensualita» (1952), «La tratta delle bianche» (1952) ou encore «La fiammata» (1952), elle fait rectifier chirurgicalement la forme de son nez, ce que la presse de l’époque ne manque pas de commenter, sans que sa carrière en soit affectée.

L’actrice travaille pour le cinéma jusqu’en 1970 et ne se limite pas à l’Italie. En effet, par le biais de co-productions avec des pays aussi divers que la France, l’Allemagne, l’Espagne ou encore la Yougoslavie, elle élargit ses horizons.

De sa filmographie, on peut encore citer, entre autres, «Vestire gli inudi» (1954), «L’affaire Maurizius» (1954), «Le amiche» (1955), «Donne sole» (1956), «Tous peuvent me tuer» (1957), «La strada lunga un anno» (1958), «Le fric» (1958), «Un maledetto imbroglio» (1959), «Estate violenta» (1959), «L’impiegato» (1960), «Die rote hand» (1960), «Anima nera» (1962), «Hipnosis» (1962), «Der teppich des grauens» (1962), «Tempesta su Ceylon» (1963), «El diablo tambien Ilora» (1963), «Il treno del sabato» (1964), «Su e giu» (1965), «El ultimo sabado» (1965), «L’eta del malessere» (1968), «Camille 2000» (1969), «Nelle pieghe della carne» (1970),…

Elle figure en outre au générique de deux co-productions italo-américaines mises sur pied par Dino de Laurentiis, «Sotto dieci bandiere» / «Under Ten Flags» (1960) et «The Bible» / «La Bibbia» (1966).
 Durant sa carrière, elle fait également des incursions au théâtre et à la télévision.

Très affectée par le temps qui passe et la perte progressive de sa beauté, elle sombre dans la dépression au début des années 70. En 1971, quelques semaines après être devenue grand-mère, elle fait une tentative de suicide.

Après avoir remonté la pente, elle épouse en 1973 le riche industriel Domenico La Cavera et tourne définitivement le dos au métier d’actrice.

Elle ne sort de sa retraite que pour participer en 1989 à un documentaire consacré au jazzman Ben Webster.

Marlène Pilaete