X

DAMIA (1889 / 1978)

Damia

icone

Damia (née à Paris, France) commence sa carrière de chanteuse dès 1909.
 Considérée comme une des plus célèbres interprètes de sa génération et surnommée "la tragédienne de la chanson», elle compte parmi ses succès des titres comme «Les goélands», «La guinguette a fermé ses volets», «Le grand frisé» ou encore «Sombre dimanche».

Elle débute à l’écran en faisant une apparition en pêcheuse dans «Le lys de la vie» (1920), réalisé par la danseuse Loïe Fuller, avec qui elle est, à l’époque, très liée.
 Elle tient ensuite le rôle symbolique de la Marseillaise dans le «Napoléon» (1927) d’Abel Gance.

Elle aborde le cinéma parlant en étant la star de deux mélodrames mis en scène par Henri Diamant-Berger, «Tu m’oublieras» (1931) et «Sola» (1931).
 On lui confie par après un rôle secondaire mais marquant dans «La tête d’un homme» (1932). C’est en effet sa voix prenante qui obsède l’assassin incarné dans ce film par Inkijinoff.

Par la suite, elle se consacre principalement à la scène et au disque et fera ses adieux au milieu des années 50.
 Cinématographiquement parlant, elle figure encore, avec bien d’autres artistes, dans «Les perles de la couronne» (1937) de Sacha Guitry et apparaît dans des petits rôles de «Goubbiah» (1955) et «Notre-Dame de Paris» (1956).

Pour que sa filmographie soit complète, mentionnons enfin la chanson filmée, «La mauvaise prière» et le court-métrage «Radio» (1935).

Marlène Pilaete