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FREHEL (1891 / 1951)

Fréhel

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Fréhel (née à Paris, France) commence à se faire connaître comme chanteuse à la fin de la première décennie du 20ème siècle.
 Devenue une personnalité en vue du music hall parisien, elle se produit dans les endroits en vogue de l’époque comme l’Alcazar, Les Ambassadeurs, la Gaîté-Rochechouart, le Jardin de Paris, le Casino-Montparnasse, le Casino de Montmartre, la Casino Saint-Martin, le Ba-ta-clan ou encore chez Fysher.
 Parallèlement, elle mène une vie de patachon, qui ne sera pas sans conséquences.

Dès 1914, commence une période troublée pour l’artiste.
 Elle séjourne alors en Europe de l’Est, où elle passe les années de guerre, et, après un bref retour en France après l’Armistice, s’embarque pour la Turquie, où elle reste cinq ans et où son existence est plus déréglée que jamais.
 Elle revient en France en 1923 dans un état lamentable.

Elle fait quelque temps plus tard son retour à l’Olympia, dont le patron, Paul Franck, invente pour elle le slogan «L’inoubliable inoubliée».

Fréhel réussit bientôt à regagner les faveurs du public et s’impose comme une des chanteuses réalistes les plus populaires de son époque.
 Parmi ses chansons les plus célèbres, citons, entre autres, «Du gris», «A la dérive», «La java bleue», «Tel qu’il est», «Où sont tous mes amants»,…

Le cinéma parlant s’intéresse à cette femme au physique prématurément alourdi et vieilli par l’abus d’alcool et de drogue.
 De 1931 à 1949, elle incarne une série de personnages pittoresques et à la forte personnalité dans une quinzaine de films, parmi lesquels «Cœur de lilas» (1931), «La rue sans nom» (1933), «Amok» (1934), «Pépé le Moko» (1936), «L’entraîneuse» (1938), «La maison du Maltais» (1938), «Berlingot et Cie» (1939), «L’enfer des anges» (1939), «L’homme traqué» (1946), «Maya» (1949),…

On la voit aussi dans le court-métrage «Radio» (1936) et la chanson filmée «Je n’ai plus rien» (1934), réalisée par un grand nom du muet, Germaine Dulac.

Usée par les excès et ayant brûlé la chandelle par les deux bouts, elle meurt à Montmartre, dans la petite chambre d’hôtel où elle avait élu domicile.

Marlène Pilaete