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Line RENAUD (1928)

Line Renaud

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Après avoir commencé à se faire connaître comme chanteuse sur Radio Lille, Line Renaud (née à Nieppe, France) part tenter sa chance à Paris en 1945 et y rencontre le compositeur Loulou Gasté, qui prend sa carrière en main et qui deviendra son mari en 1950.
 Le triomphe du disque «Ma cabane au Canada», sorti en 1948, fait de la jeune femme une star.

D’autres succès vont suivre, parmi lesquels «Etoile des neiges» en 1949, «Ma petite folie» en 1952, «Le chien dans la vitrine» en 1953 ou encore «Mister Banjo» en 1955.
 On se rappelle aussi d’elle en meneuses de revue au Casino de Paris. Le public peut l’y applaudir dans «Plaisirs» (1959-1962), «Désirs de Paris» (1966-1968) et «Paris-Line» (1976-1980).

On l’apprécie également beaucoup aux Etats-Unis où elle participe, dès la moitié des années 50, à des shows télévisés et où on la voit notamment à Las Vegas dans le spectacle «Casino de Paris», de 1964 à 1966.

De 1946 à 1959, elle est l’interprète de plusieurs films.
 Elle tient ainsi les rôles féminins principaux de «Ils sont dans les vignes» (1951), «La Madelon» (1955), «Mademoiselle et son gang» (1956) et «L’increvable» (1958).
 Elle figure en outre parmi les protagonistes de la production allemande «Tausend Sterne leuchten» (1959).
 Pour le reste, c’est en tant que chanteuse qu’on la retrouve dans des productions comme «La foire aux chimères» (1946), «Au fil des ondes» (1950) ou encore «La route du bonheur» (1952).

Dès 1981, elle se consacre d’avantage au métier de comédienne et, progressivement, délaisse le music-hall et les studios d’enregistrement.
 Au théâtre, elle est la vedette de quelques pièces, parmi lesquelles «Folle Amanda» en 1981, et elle renoue avec le cinéma à partir de 1988.
 Elle apparaît alors dans, entre autres, «Ripoux contre ripoux» (1989), «J’ai pas sommeil» (1993), «Belle maman» (1998), «Chaos» (2001), « Bienvenue chez les ch’tis » (2008),…

Mais c’est sans doute à la télévision qu’elle est la plus active, avec, par exemple, «Polly West est de retour» (1993), «Les filles du Lido» (1994), «La grande Béké»(1997), «Louise et les marchés» (1998), «Suzie Berton» (2003), «Les rois maudits» (2005), «Les sœurs Robin» (2005), «La reine Sylvie» (2006),…

Mentionnons enfin son engagement dans la lutte contre le sida à travers l’association «Sidaction» dont elle est la co-fondatrice.

Marlène Pilaete