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Nelly CORRADI (1914 / 1968)

Nelly Corradi

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Nelly Corradi (née à Parme, Italie), débute à l’écran en 1934 en incarnant la sœur cadette d’Isa Miranda dans «La signora di tutti» et en tenant son premier rôle principal dans «Luci sommerse».
 La jeune vedette est ensuite une des protagonistes de «Le scarpe al sole» (1936), réalisé par Marco Elter, qui devient son mari.

Celui-ci lui offre encore la tête d’affiche féminine de «Il torrente» (1938) et la fait figurer au générique de «Dente per dente» (1943).
 Parmi les autres films de l’actrice, on peut citer, notamment, «Terra di nessuno» (1939), «Il ladro sono io» (1940) ou encore «Barbablu» (1941).

A la fin des années 30, elle fait en outre figure de pionnière de la télévision italienne, à l’époque très rudimentaire, en acceptant d’y paraître.

Après-guerre, sa carrière prend une autre orientation car le cinéma se rappelle opportunément que Nelly Corradi est aussi une soprano de talent.
 Dans l’univers de l’art lyrique, on peut par exemple citer son interprétation de Sofia dans «Werther» de Massenet, qu’elle joue avec Tito Schipa au Théâtre de l’Opéra de Rome en 1948.
 Contrairement à certaines de ses consoeurs dans ce domaine, elle est mince et photogénique, ce qui ne gâche rien et ne tarde pas à jouer en sa faveur.

En effet, la vogue des films inspirés d’opéras célèbres battant son plein, elle est alors l’héroïne de «Lucia di Lammermoor» (1946), «Il barbiere di Seviglia» (1946), «L’Elisir d’amore» (1947), «La signora dalle camelie» (1947), qui reprend les airs célèbres de «La Traviata», «La leggenda di Faust» (1949) et «La forza del destino» (1949).
 Dans certaines de ces productions, sa propre voix est utilisée et dans d’autres, elle est doublée pour les scènes de chant.

Après «Il conte di Sant’Elmo» (1950), dans lequel elle incarne une cantatrice succombant au charme de Massimo Serrato, elle termine sa carrière cinématographique avec «Puccini» (1953), «Casa Ricordi» (1954) et «Gli orizzonti del sole» (1956).

Marlène Pilaete