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Maria MERCADER (1917 / 2011)

Maria Mercader

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Maria Mercader (née à Barcelone, Espagne) débute à l’écran dans son pays natal en faisant, selon certaines sources, une apparition dans un film muet de 1923.
 Cependant, le véritable point de départ de sa carrière cinématographique est le rôle féminin principal de «Molinos de viento», tourné en 1937 et distribué en 1939.
 Elle part ensuite en France, où elle fait partie de la distribution de «L’étrange nuit de Noël» (1939).

Mais c’est en Italie qu’elle connaît la consécration.
 Elle y est d’abord la vedette de «Il segreto inviolabile» (1939) et de sa version en espagnol, «Su mayor aventura».
 Sa carrière de star est à son apogée durant la période 1940-1943 avec des titres comme, entre autres, «La gerla di Papa Martin» (1940), «Brivido» (1941), «Il Re si diverte» (1941), «Se io fossi onesto» (1942), «Finalmente soli» (1942), «La fanciulla dell’altra riva» (1942), «I nostri sogni» (1943), «Il treno crociato» (1943), «Non sono superstizioso… ma !» (1943),…

Elle est également une des protagonistes de «El marido provisional» (1940), version en langue espagnole du film «Dopo divorziamo», dans laquelle elle reprend le rôle joué par Vivi Gioi dans la version en italien.

Elle retourne en outre en Espagne pour «Marianela» (1940) de Benito Perojo et pour la co-production italo-espagnole «Buongiorno, Madrid !/Madrid de mis suenos» (1942), réalisée en double version.

En 1944, durant l’occupation de Rome par les troupes allemandes, elle entame le tournage de «La porta del cielo», produit avec le concours du Vatican.
 En 1945, dans une ville libérée, elle reprend le chemin des studios avec «Il canto della vita». La même année, le public a droit à la sortie de «Nessun torna indietro» et «L’ippocampo», réalisés en 1943 mais qui n’avaient pas été distribués vu la période troublée que connaissait alors l’Italie.

On la voit ensuite dans «Natale al campo 119» (1947), «Cuore» (1948), «Il cavaliere misterioso» (1948) et «Buongiorno, elefante !» (1952).
 Par après, elle se consacre beaucoup à la vie familiale et sa filmographie est peu fournie.

On ne peut évoquer Maria Mercader sans parler de l’homme de sa vie, Vittorio De Sica, qu’on retrouve d’ailleurs à ses côtés dans plusieurs films.
 En effet, celui-ci fait sa connaissance lorsqu’il la dirige dans «Un garibaldino al convento» (1942) et s’en éprend bientôt.
 Ils vont vivre alors une longue et belle histoire d’amour, couronnée par la naissance de deux fils, en 1949 et 1951.

En 1954, la loi italienne ne le permettant pas, c’est au Mexique que le divorce de De Sica avec sa première femme est prononcé.
 Il épouse sa compagne dans le même pays en 1959, mais cette union n’est pas reconnue par le droit italien.
 Ce n’est qu’après avoir dû prendre la nationalité française qu’il peut enfin se marier officiellement en 1968 avec sa bien-aimée.

Marlène Pilaete