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Isa MIRANDA (1905 / 1982)

Isa Miranda

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Après avoir exercé divers métiers, Isa Miranda (née à Milan, Italie) aborde l’univers du spectacle sur les planches, avant de tenter sa chance au cinéma et de débuter à l’écran en 1933.
 Elle tient son premier rôle principal dans «Tenebre» (1934) mais c’est «La signora di tutti» (1934), mis en scène par Max Ophüls, qui en fait une star.
 Elle est ensuite l’interprète de «Come le foglie» (1935) et «Passaporto rosso» (1935).

Bientôt, sa carrière s’internationalise.
 Elle tourne en Autriche «Il diario di una donna amata» (1935), version italienne du film «Tagebuch der geliebten», dans laquelle elle reprend le rôle joué par Lily Darvas dans la version en langue allemande.
 En Allemagne, elle est la partenaire du célèbre ténor Benjamino Gigli dans «Du bist mein glück» (1936) et, en France, elle tourne «Le mensonge de Nina Petrovna» (1937).

Elle est aussi la protagoniste de la co-production germano-italienne «Die liebe des Maharadscha / Una donna fra due mondi» (1936) et de la co-production franco-italienne «L’homme de nulle part / Il fu Mattia Pascal» (1937), toutes les deux réalisées en double version.
 Elle trouve en outre le temps de figurer au générique de «Scipione l’Africano» (1937), une des plus prestigieuses superproductions du régime mussolinien.

En 1938, elle part à Hollywood, où la Paramount décide d’accentuer sa ressemblance avec Marlene Dietrich par un maquillage et un éclairage appropriés.
 Isa Miranda y est la vedette de «Hotel Imperial» (1939), un film qui aurait dû être interprété par Dietrich en 1936 mais qu’elle avait abandonné en cours de tournage, suivi de «Adventure in Diamonds» (1940).
 L’expérience se révèle finalement assez décevante et l’actrice rentre dans son pays natal.

Sous la direction de son époux, Alfredo Guarini, elle incarne alors une jeune femme élevée dans la jungle du Mato Grosso et considérée comme une déesse par des indigènes dans «Senza cielo» (1940), une mère au destin tragique dans le mélodrame «E caduta una donna» (1941) et un agent du contre-espionnage dans «Documento Z-3» (1942).
 On la retrouve ensuite dans «Malombra» (1942) de Mario Soldati et «Zaza» (1942) de Renato Castellani, qui constituent deux points forts de sa filmographie.

Le dernier film qu’elle tourne durant l’époque fasciste, «La carne e l’anima», ne sort qu’en 1945, année où elle reprend officiellement le chemin des studios avec «Lo sbaglio di essere vivo».
 Par après, elle tient les rôles féminins principaux de la production française «L’aventure commence demain» (1948), de la co-production franco-italienne «Au-delà des grilles / Le mura di Malapaga» (1948), qui lui vaut un prix d’interprétation au festival de Cannes, et du film italien «Patto col diavolo» (1949).

Elle entame brillamment les années 50 en faisant partie de la prestigieuse distribution de «La ronde» (1950) de Max Ophüls.
 Par la suite, elle continue son parcours, dans son pays natal et à l’étranger, avec, entre autres, «Siamo donne» (1953), «Avant le déluge» (1953), «Raspoutine» (1954), «I colpevoli» (1957), «La corruzione» (1963), «Hardi Pardaillan !» (1964), «The Yellow Rolls-Royce» (1964), «Reazione a catena» (1971), «Il portiere di notte» (1974),…

Mais, après-guerre, le cinéma n’est plus la seule activité de l’actrice qui travaille aussi pour la télévision et au théâtre.
 Dans ce dernier domaine, elle se produit notamment en Angleterre en 1959 dans «Orpheus Descending», une pièce de Tennessee Williams.

Marlène Pilaete