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Assia NORIS (1912 / 1998)

Assia Noris

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Fille d’un officier d’origine allemande et d’une mère ukrainienne, Assia Noris (née à Saint-Petersbourg, Russie) quitte son pays natal à l’époque de la Révolution.
Elle passe alors en Crimée, puis en France.

C’est finalement en Italie qu’elle fait carrière au Septième Art.
 Elle débute à l’écran en 1932 et obtient son premier rôle principal dans les deux versions, italienne et française, de «La signorina dell’autobus/Eve cherche un père» (1933).
Le public transalpin la prend en affection et elle ne tarde pas à devenir une star.

Elle est alors l’interprète de, entre autres, «Giallo» (1933), «Quei due» (1935), «Nina non far la stupida» (1937), «Voglio vivere con Letizia» (1938), «Batticuore» (1939), «Dora Nelson» (1939), «Una romantica avventura» (1940), «Luna di miele» (1941), «Margherita fra i tre» (1942), «Un colpo di pistola» (1942), «Una piccola moglie» (1943),…

Elle forme aussi un couple cinématographique très populaire avec Vittorio De Sica dans «Daro un milione» (1935), «L’uomo che sorride» (1936), «Ma non è una cosa seria» (1936), «Il Signor Max» (1937) et «Grandi magazzini» (1939).

Elle est en outre la vedette de deux films réalisés en France, «Le capitaine Fracasse» (1942) et «Le voyageur de la Toussaint» (1942).

Après-guerre, le public la retrouve dans un des sketches de «I dieci comandamenti» (1945) et dans «Che distinta famiglia !», dont le tournage avait commencé en 1943 mais qui n’est distribué seulement qu’en 1945.

Cependant, le cinéma italien de l’époque semble n’avoir plus rien à proposer à Assia Noris. C’est en Egypte qu’elle recommence à tourner en étant la tête d’affiche d’«Amina» (1950), sous la direction du réalisateur Goffredo Alessandrini.
 Il faut ensuite attendre «La Celestina P… R…» (1964), dont elle est également une des co-scénaristes, pour la revoir dans les salles obscures.

Mais c’est là le point final de sa filmographie.

Marlène Pilaete