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Cyd CHARISSE (1921 ? 1922 ? / 2008)

Cyd Charisse

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Pourvue d’une formation de danseuse classique, Cyd Charisse (née à Amarillo, Etats-Unis) tourne en 1941 et 1942 plusieurs “soundies”, courts-métrages musicaux pouvant être considérés comme les ancêtres des clips et destinés à être visionnés sur des juke-boxes.
 Elle fait ses véritables débuts au grand écran en 1943 et signe un contrat avec la M.G.M. en 1945.

Elle gravit progressivement les échelons de la renommée et tient notamment des seconds rôles dans des films destinés à mettre en valeur des vedettes alors en vue comme Judy Garland dans «The Harvey Girls» (1946), Margaret O’Brien dans «Three Wise Fools» (1946) et «The Unfinished Dance» (1947) ou encore Esther Williams dans «Fiesta» (1947) et «On an Island with You» (1948).

Dès 1949, elle aborde des registres plus inhabituels avec les drames «Tension» (1949) et «East Side West Side» (1949), le film d’aventures «Mark of the Renegade» (1951) et le western «The Wild North» (1952).

Avec «Singin’In the Rain» (1952), Cyd Charisse revient à ce qu’elle fait de mieux et son spectaculaire numéro de danse en compagnie de Gene Kelly lui apporte enfin la consécration. Elle devient une star et, par la suite, la M.G.M. lui réserve encore des occasions de démontrer sa virtuosité chorégraphique dans «Sombrero» (1953), «The Band Wagon» (1953), «Brigadoon» (1954), «Deep in My Heart» (1954), «It’s Always Fair Weather» (1955), «Meet Me in Las Vegas» (1956) et «Silk Stockings» (1957).

En 1958, elle tient des rôles dramatiques dans «Twilight of the Gods» et «Party Girl», dans lequel elle a néanmoins l’opportunité de danser.
 Elle tourne ensuite en France «Les collants noirs» (1960), qui la transporte dans l’univers du maître de ballet Roland Petit et qui marque sa dernière véritable contribution au genre qui a fait son succès.
 En effet, la grande époque des comédies musicales se terminant, elle doit bientôt se tourner vers d’autres horizons cinématographiques et sa carrière décline peu à peu.

Durant quelques années, elle est encore l’interprète de quelques productions.
 On peut encore ainsi la voir dans, entre autres, « Two Weeks in Another Town » (1962).
 A partir de 1967, sa filmographie est très réduite.

Le septième Art ne l’occupant plus autant qu’avant, elle se produit aussi sur scène et à la télévision.

Dans les années 90, elle est à l’origine de la création du produit «Arctic Spray», destiné à lutter contre les douleurs dues à l’arthrite dont sa mère souffrait.

On aura également la surprise de l’apercevoir dans le clip de la chanson «Alright» de Janet Jackson en 1990 et de la retrouver mannequin à Paris pour le défilé automne-hiver 1998/1999 de Thierry Mugler.

Marlène Pilaete