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Eartha KITT (1927 / 2008)

Eartha Kitt

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De mère noire et de père blanc, Eartha Kitt (née à North, Etats-Unis) entre dans l’univers du spectacle à la moitié des années 40 comme danseuse dans la troupe de Katharine Dunham. C’est d’ailleurs en compagnie des autres membres du groupe qu’on peut l’apercevoir dans sa première expérience cinématographique, «Casbah» (1948), dont les protagonistes sont Yvonne de Carlo, Tony Martin, Peter Lorre et Marta Toren.

Au début des années 50, elle se fait remarquer à Paris en devenant chanteuse de night-club et en incarnant Hélène de Troie dans une pièce d’Orson Welles, qui la considère comme "la femme la plus excitante du monde".

En 1952, elle devient une star à Broadway grâce au show «New Faces of 1952».
 Le film qui en est tiré, «New Faces» (1954), comprend bien sûr la nouvelle étoile dans sa distribution.

Durant sa carrière, c’est évidemment la chanson qui se taille la part du lion.
 Parmi les titres les plus connus de son répertoire, qu’elle interprète de sa voix reconnaissable entre toutes, on peut citer «C’est si bon», «Santa Baby», «Just an Old-Fashioned Girl», «Love for Sale» et «Where Is My Man».

Outre ses concerts, cette véritable bête de scène se produit encore à Broadway à plusieurs reprises, notamment dans «Mrs Patterson» en 1954, «Timbuktu» en 1978 ou encore «The Wild Party» en 2000, mais aussi à Londres, dans, par exemple, «Bunny» en 1972 et «Follies» en 1988.

Au cinéma, elle connaît sa meilleure période à la fin des années 50 grâce à «The Mark of the Hawk» (1957), dans lequel elle est l’épouse de Sidney Poitier, «St. Louis Blues» (1858), une comédie musicale avec Nat ‘King’ Cole retraçant la vie du musicien W.C. Handy, et «Anna Lucasta» (1959), dont elle joue le rôle-titre.

Après avoir encore figuré en tête d’affiche féminine de «Saint of Devil’s Island» (1961), elle ne tourne plus qu’une quinzaine de productions, généralement dans des seconds rôles.
 On peut ainsi la voir dans, entre autres, «Synanon » (1965), «Friday Foster» (1975), «Boomerang» (1992), «Harriet the Spy» (1996), «And Then Came Love» (2007),…

La télévision fait également appel à l’infatigable artiste. Dans ce domaine, notamment, elle reçoit une nomination aux Emmy Awards pour «The Loser» (1965), extrait de la série «I Spy», et elle endosse le costume de «Catwoman» dans trois épisodes de «Batman» à la fin des années 60.

Marlène Pilaete