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Lily LANGTRY (1853 / 1929)

Lily Langtry

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Lily Langtry (née dans l’île de Jersey, Grande-Bretagne) se fait d’abord remarquer par la haute société londonienne grâce à sa beauté et à son esprit.
 Ceux-ci attirent bientôt le Prince de Galles, futur Edward VII, dont elle devient la maîtresse de 1877 à 1880.

En 1881, alors que ses finances ne sont pas au beau fixe, elle décide de se lancer dans le théâtre et fait ses débuts en décembre dans la pièce «She Stoops to Conquer».
 L’année suivante, elle fait sa première tournée aux Etats-Unis, où le public lui réserve un accueil des plus chaleureux.

Au fil des ans, elle amasse une fortune considérable.
Elle ne se contente pas d’être actrice et on la retrouve par exemple aussi directrice de théâtre ou encore propriétaire d’une écurie de chevaux de course.
 En 1907, elle est la première femme à faire sauter la banque du casino de Monte Carlo.

Allant à l’encontre du profil moral de la femme de l’époque victorienne, elle a une vie privée des plus mouvementées.
La rumeur veut qu’Edward Langtry, qui devient son premier mari en 1874 et dont elle divorce en 1887, l’ait d’avantage séduite par son yacht que par son physique.
 En 1899, elle épouse Hugo de Bathe, lequel, né en 1871, a l’âge d’être son fils.
 Celui-ci, à la mort de son père en 1907, hérite du titre de Sir et on peut s’imaginer le plaisir que ressent Lily Langtry, qui devient ainsi de ce fait Lady.

Parmi ses amants, outre le Prince de Galles, on peut relever, notamment, le Prince Louis de Battenberg, père de Lord Mountbatten, dernier vice-roi des Indes, ainsi que plusieurs messieurs ayant comme point commun une fortune considérable.

Son nom est lié à celui d’une pittoresque figure de l’Ouest américain, le juge Roy Bean.
 La légende veut que celui-ci ait baptisé la ville où il s’était fixé "Langtry", en l’honneur de l’actrice, qu’il admirait beaucoup. Il semble en fait que ce soit une légende et que la petite bourgade se soit appelée ainsi en référence à George Langtry, un ingénieur travaillant aux chemins de fer.
 Par contre, on est sûr que le nom de "Jersey Lilly", donné au saloon où Roy Bean rendait sa justice un peu particulière, est bien un hommage rendu par le juge à la comédienne.

En 1913, elle est la star du film américain «His Neigbhor’s Wife», pour le compte de la compagnie «Famous Players».

Elle abandonne complètement la scène à la fin des années 10 et elle passe les dernières années de sa vie à Monaco.

Marlène Pilaete