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Joan CRAWFORD (1904 ? 1905 ? 1906 ? / 1977)

Joan Crawford

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Après avoir travaillé quelque temps comme chorus-girl dans des night-clubs et des revues, Joan Crawford (née à San Antonio, Etats-Unis) signe un contrat avec la M.G.M. et débute à l’écran en 1925.
 Elle obtient son premier rôle important dans «Old Clothes» (1925), aux côtés de Jackie Coogan, et se fait véritablement remarquer pour la première fois dans « Sally, Irene and Mary» (1925).

En 1926, l’association de publicitaires «Wampas» qui, depuis 1922, choisit chaque année des jeunes actrices au futur prometteur, l’inclut dans sa liste.
 Elle poursuit ensuite son ascension en étant, notamment, la partenaire de grandes vedettes masculines de la firme du lion comme John Gilbert, William Haines, Ramon Novarro ou encore Lon Chaney.

Enfin, en 1928, elle devient une star à part entière grâce à «Our Dancing Daughters», dans lequel elle est la parfaite incarnation de la jeune fille enflammée de l’époque, la «flapper». Après quelques derniers films muets, parmi lesquels «Our Modern Maidens» (1929), elle passe sans problème le cap du parlant dans «Untamed» (1929).

Elle ne tarde pas à révéler tout son potentiel d’actrice dramatique dans «Paid» (1930), qui consolide sa position au sein de la M.G.M.
 Dans la première moitié des années 30, Joan Crawford se révèle être un des atouts commerciaux majeurs de sa compagnie grâce à des productions comme «Dance, Fools, Dance» (1931), «Possessed» (1931), «Letty Lynton» (1932), «Grand Hotel » (1932), «Dancing Lady» (1933), «Sadie McKee» (1934), «No More Ladies» (1935),…

Dans la seconde moitié de la décennie, sa carrière commence à montrer quelques signes d’essoufflement et, en 1938, elle fait partie de la liste des «poisons du box-office» établie par des exploitants de salle américains.
 Heureusement, avec de solides interprétations dans «The Women» (1939), «Strange Cargo» (1940) ou encore «A Woman’s Face» (1941), elle arrive rapidement à démontrer qu’elle est toujours dans la course.

Néanmoins, au sein de sa firme, de nouvelles étoiles comme Greer Garson, Lana Turner ou Judy Garland ont fait leur apparition et obtiennent le maximum d’attention.
 Des films comme «Reunion in France» (1942) ou «Above Suspicion» (1943) déçoivent la star, qui sent qu’elle ne reçoit plus le soutien auquel elle était habituée et qu’il est temps de partir vers de nouveaux horizons.

En 1943, de commun accord, son contrat avec la M.G.M. prend prématurément fin.
 Elle signe alors avec la Warner, chez qui elle restera jusqu’en 1952, et, après une courte apparition dans son propre rôle dans «Hollywood Canteen » (1944), elle fait un come-back éclatant avec «Mildred Pierce» (1945), qui lui vaut l’Oscar de la meilleure actrice.

Durant une douzaine d’années, elle figure en tête de générique de, entre autres, «Humoresque» (1946), «Daisy Kenyon» (1947), «Flamingo Road» (1949), «Sudden Fear» (1952), «Johnny Guitar» (1954), «Female on the Beach» (1955), «Autumn Leaves» (1956), «The Story of Esther Costello» (1957),…

En 1959, une crise cardiaque emporte son quatrième mari, Alfred Steele, président de Pepsi Cola, et elle est nommée au comité de direction de cette compagnie peu après.
 La même année, elle tient un second rôle dans «The Best of Everything» et il faut ensuite, pour la revoir au cinéma, attendre «What Ever Happened to Baby Jane ?» (1962), dont elle partage la tête d’affiche avec Bette Davis et qui remporte un grand succès.

La suite est moins prestigieuse, tout en n’étant pas inintéressante.
 Pour les amateurs de films-cultes à budget réduit, «Strait-Jacket» (1964) et «I Saw What You Did» (1965), produits et réalisés par William Castle, réservent par exemple de bonnes surprises.
 Elle termine sa carrière au grand écran avec deux séries B anglaises, «Berserk !» (1967) et «Trog» (1970).

Pour être complet, signalons encore ses prestations à la télévision de 1953 à 1972, notamment sa participation à des séries comme «The Man from U.N.C.L.E» ou encore «The Virginian».

En 1973, Pepsi Cola met fin à sa collaboration avec l’actrice et, en septembre 1974, elle fait sa dernière apparition publique à l’occasion d’une fête donnée en l’honneur de Rosalind Russell dans un club new-yorkais.

En 1981, elle est incarnée par Faye Dunaway dans «Mommie Dearest», l’adaptation cinématographique d’un livre sorti en 1978 et écrit par sa fille adoptive, qui présente sa mère comme un personnage névrosé, incontrôlable et violent.

Marlène Pilaete