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Helen MORGAN (1900 / 1941)

Helen Morgan

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Helen Morgan (née à Danville, Etats-Unis) se lance dans une carrière de chanteuse à la fin des années 10.
 Petit à petit, elle bâtit sa réputation dans l’univers des night-clubs et, en 1924, fait notamment forte impression au «Backstage Club» de New York.

Dès le milieu des années 20, son succès va croissant et de nouveaux horizons s’ouvrent à elle. En 1925, elle est une des protagoniste du spectacle «George White’s Scandals» et, de juillet 1926 à février 1927, elle est une des attractions de la revue «Americana».

Elle devient une grande étoile de la scène grâce à la comédie musicale «Show Boat», jouée à Broadway de décembre 1927 à mai 1929 et dans laquelle elle interprète la métisse Julie. Pendant la même période, elle possède sa propre boîte de nuit mais, après avoir connu quelques problèmes avec la police pour violation des lois sur la vente d’alcool alors en vigueur, elle évite de travailler dans ce genre d’endroit durant quelque temps.

Elle se fait encore apprécier dans, entre autres, «Sweet Adeline», durant la saison 1929-1930 et dans une reprise de «Show Boat» en 1932.
 Dans les années 30, on l’entend régulièrement à la radio et, dès la fin de la Prohibition en 1933, elle se produit à nouveau dans des night-clubs.

Le Septième Art fait appel à elle à plusieurs reprises.
 Selon certaines sources, elle est figurante dans quelques films en 1923 mais c’est quelques années plus tard qu’elle tient ses premiers véritables rôles à l’écran.

Dans la première adaptation cinématographique de «Show Boat» en 1929, c’est Alma Rubens qui reprend le rôle de Julie mais Helen Morgan apparaît néanmoins dans le prologue afin d’interpréter deux chansons du spectacle.
 La même année, elle est la star d’ «Applause», un des tous premiers films parlants à faire un usage intelligent de la nouvelle technique.
 Elle y est remarquable en artiste de music-hall connaissant la déchéance.

Dans la version de 1936 de «Show Boat», on ne laisse à personne d’autre le soin d’incarner Julie, ce qui lui permet de livrer au public des salles obscures une autre mémorable prestation.

Elle tourne en outre «Roadhouse Nights» (1930), «You Belong to Me» (1934), «Marie Galante» (1934), «Go Into Your Dance» (1935) et «Frankie and Johnnie» (1936).
 Elle tient aussi son propre rôle dans «Glorifying the American Girl» (1929) et «Sweet Music» (1935).
 Elle apparaît également dans quelques courts-métrages, comme «The Gigolo Racket» (1931).

On ne sera pas surpris de constater que l’artiste, qui est une des “torch singers” les plus remarquables de son époque, chante dans tous ses films.

En 1941, elle meurt prématurément d’une cirrhose du foie, conséquence d’une consommation excessive d’alcool durant de longues années.

En 1957, on la retrouve sous les traits d’Ann Blyth dans «The Helen Morgan Story», une production de la Warner basée sur sa vie.

Marlène Pilaete