X

Evelyn NESBIT (1884 / 1967)

Evelyn Nesbit

icone

Alors qu’elle est encore adolescente, Evelyn Nesbit devient célèbre en posant pour des illustrateurs, parmi lesquels l’illustre Charles Dana Gibson, et des photographes.
 Elle travaille également sur scène et on peut ainsi la voir au tout début du 20ème siècle à Broadway dans la comédie musicale «Florodora».

En 1906, le millionnaire Harry K. Thaw, qu’elle avait épousé en 1905, tue, dans un accès de jalousie maladive, un célèbre architecte de l’époque, Stanford White, qui avait été l’amant de sa femme avant son mariage.
 L’affaire fait les choux gras de la presse et la jeune femme se retrouve à la une de l’actualité.

Plus tard, le music-hall tire parti de sa notoriété.
 En 1915, elle forme notamment, avec un nommé Jack Clifford, un duo dansant qui connaît le succès durant quelque temps.

Les producteurs de cinéma ne sont pas en reste et, de 1914 à 1919, elle est la star d’une dizaine de productions, parmi lesquelles «Threads of Destiny» (1914), «Redemption» (1917), «I Want to Forget» (1918), «The Woman Who Gave» (1918), «Woman, Woman !» (1919), «A Fallen Idol» (1919),…
 Sa filmographie se termine avec «The Hidden Woman» (1922).

Durant les années 20, sa situation financière se détériore et, au milieu de la décennie, elle fait une tentative de suicide.
 On parle beaucoup moins d’elle par la suite jusqu'à ce qu’elle soit incarnée en 1955 par Joan Collins dans le film «The Girl in the Red Velvet Swing».

A cette occasion, Evelyn Nesbit fait sa réapparition dans les journaux en posant pour des photos aux côtés de son «double» et reçoit même un salaire de la 20th Century Fox en tant que conseiller technique.

Marlène Pilaete