X

Lillian ROTH (1910 / 1980)

Lillian Roth

icone

Lillian Roth (née à Boston, Etats-Unis) débute dans le show business à l’âge de cinq ans.
 Elle travaille d’abord pour le cinéma, en faisant de la figuration et en tenant des petits rôles mais ne tarde pas à s’orienter vers la scène.
 En 1917, elle apparaît dans sa première pièce et, en 1920, alors qu’elle est une des interprètes de «Shavings», la publicité la présente comme «la plus jeune vedette de Broadway».

Elle poursuit son ascension durant les années 20 et, dans la seconde moitié de celles-ci, se révèle excellente dans le domaine de la chanson.
 A partir de 1927, elle est de retour à Broadway dans des revues musicales et elle est notamment, en 1929, une des attractions du spectacle «Midnight Frolic», produit par le célèbre Florenz Ziegfeld.

Le Septième Art se rappelle alors à son bon souvenir et, en 1929 et 1930, elle tourne quelques films pour la Paramount, parmi lesquels, «The Love Parade» (1929), «Animal Crackers» (1930) ou encore «Sea Legs» (1930).
 Elle est également prêtée à la M.G.M. pour «Madam Satan» (1930) de Cecil B. De Mille.

Par la suite, toujours pour la Paramount, elle est une des protagonistes de «Take a Chance» (1933), dans lequel elle reprend le rôle créé sur les planches par Ethel Merman, et apparaît, pour la Warner, dans «Ladies They Talk About» (1933), dont la tête d’affiche est Barbara Stanwyck.

De 1929 à 1934, elle est en outre la star de plusieurs courts-métrages musicaux comme, entre autres, «Raising the Roof» (1929), «Lillian Roth and her Piano Boys» (1929), «Meet the Boyfriend» (1930), «Down Among the Sugar Cane» (1932), «Ain’t She Sweet» (1933), «Masks and Memories» (1934),…
 Elle en tourne encore quelques-uns en 1939.

Malheureusement, l’actrice développe de sérieux problèmes d’alcoolisme et, au milieu des années 40, est internée en clinique. Elle se retrouve ensuite aux Alcooliques Anonymes.

Dans la seconde moitié de la décennie, elle remonte peu à peu la pente et reprend son métier de chanteuse.
 En 1953, elle participe au show télévisé «This Is Your Life», dans lequel elle raconte sa déchéance et sa plongée dans l’enfer éthylique.
 Son autobiographie, «I’ll Cry Tomorrow», est publiée en 1954 et est portée à l’écran en 1955 avec Susan Hayward.

Ce regain d’intérêt à son égard permet à Lillian Roth de revenir dans la lumière.
 Elle donne des récitals et enregistre quelques disques.
 En 1962, elle fait son come-back à Broadway dans la comédie musicale «I Can Get It for You Wholesale», dans laquelle se fait remarquer la toute jeune Barbra Streisand.

A la fin des années 70, on la retrouve sur grand écran dans quelques petits rôles.

Marlène Pilaete