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Sophia LOREN (1934)

Sophia Loren

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Sophia Loren (née à Rome, Italie) débute à l’écran comme figurante en 1950.
 Mais c’est le roman-photo, genre très populaire à l’époque, qui lui permet de gravir les premiers échelons de la popularité. Sous le nom de Sofia Lazzaro, elle apparaît alors dans les revues "Sogno" et "Cine Illustrato" et c’est d’ailleurs sous ce pseudonyme qu’elle obtient son premier rôle principal au cinéma dans «La favorita» (1952).

L’actrice ne tarde pas à être rebaptisée Sophia Loren et, prise en main par le producteur Carlo Ponti, qui deviendra son époux, elle fait de rapides progrès.
 Dès 1953, elle est considérée comme une jeune vedette montante du cinéma italien et est alors l’interprète de, entres autres, «Africa sotto i mari» (1953), «Aida» (1953), «Due notti con Cleopatra» (1953), «Carosello napoletano» (1954),…

En 1954, «L’oro di Napoli», réalisé par Vittorio de Sica, fait grimper sa cote de star et commence à la faire connaître internationalement.
 Par après, elle est la protagoniste de, notamment, «La donna del fiume» (1955), «La bella mugnaia» (1955), «La fortuna di essere donna» (1956),…

Sa renommée s’étant largement étendue hors des frontières de l’Italie, elle tourne ensuite douze films en langue anglaise, parmi lesquels «The Pride and the Passion» (1957), «Legend of the Lost» (1957), «The Key» (1958), «Houseboat» (1958), «That Kind of Woman» (1959), «Heller in Pink Tights» (1960), «It Started in Naples» (1960),…

Elle fait son retour au cinéma transalpin avec «La Ciociara» (1960), qui lui vaut l’Oscar de la meilleure actrice et le Grand Prix d’Interprétation au festival de Cannes.
 Désormais, tout en travaillant beaucoup dans son pays natal, elle parfait son image d’étoile mondialement connue en se mettant aussi au service d’industries cinématographiques de pays comme les Etats-Unis, l’Angleterre ou encore la France.

Jusqu’à la fin des années 70, on peut la voir dans, par exemple, «El Cid» (1961), «Boccacio 70»(1962), «Madame Sans-Gêne» (1962), «Ieri, oggi, domani» (1963), «Matrimonio all’italiana» (1964), «Lady L» (1965), «Arabesque» (1966), «C’era una volta…» (1967), «Questi fantasmi» (1968), «La moglie del prete» (1970), «La mortadella» (1971), «Bianco, rosso e…» (1972), «Verdict» (1974), «La pupa del gangster» (1975), «The Cassandra Crossing» (1976), «Una giornata particolare» (1977), «Brass Target» (1978), «Firepower» (1979),…
 Elle figure en outre au générique du dernier film de Charlie Chaplin, «A Countess from Hong Kong» (1967).

Après avoir tenu son propre rôle et celui de sa mère dans le téléfilm américain «Sophia Loren : Her Own Story» (1980), elle exerce son métier d’actrice de manière moins soutenue et sa filmographie est nettement plus clairsemée.

On peut néanmoins encore citer sa présence au prestigieux générique de «Prêt-à-Porter» (1994) de Robert Altman ou encore sa prestation dans «Between Strangers» (2002), mis en scène par son fils, Edoardo Ponti.

Parmi ses incursions au petit écran, on peut noter un remake de «La Ciociara» en 1988.

Marlène Pilaete