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Melina MERCOURI (1923 / 1994)

Melina Mercouri

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Melina Mercouri (née à Athènes, Grèce) devient d’abord célèbre au théâtre.
 Dans ce domaine, elle se montrera éclectique et interprètera notamment des pièces de Tennessee Williams, Marcel Achard, William Shakespeare ou encore Euripide, ainsi que la comédie musicale «Ilya Darling» à Broadway en 1967.
 Elle fera sa dernière apparition sur scène en 1992.

En 1955, elle débute au cinéma dans son pays natal en étant la star de «Stella».
 Elle fait ensuite la connaissance de Jules Dassin, dont elle deviendra d’ailleurs la femme en 1966.
 Elle tourne alors sous sa direction deux co-productions italo-françaises, «Colui che deve morire/Celui qui doit mourir» (1957) et «La legge/La loi» (1959).
 Elle est en outre la vedette en Angleterre de «The Gypsy and the Gentleman» (1958) de Joseph Losey.

Sa renommée s’accroît considérablement grâce à un film réalisé à Athènes en 1960 par Dassin, «Pote tin kyriaki/Jamais le dimanche», qui lui permet de remporter le Grand Prix d’Interprétation au festival de Cannes.
 Le réalisateur dirige à nouveau celle qui est devenue son actrice-fétiche dans «Phaedra» (1961), «Topkapi» (1964), «10:30 P.M. Summer» (1966) et «La promesse de l’aube» (1969).

Menant une carrière internationale, elle travaille aussi avec d’autres metteurs en scène comme Claude Autant-Lara dans «Vive Henry IV… vive l’amour !» (1961), Vittorio de Sica pour «Il giudizo universale» (1961) ou encore Juan Antonio Bardem dans «Los pianos mecanicos» (1965).
 On la retrouve également au générique du film de guerre britannique «The Victors» (1963) et des productions américaines «A Man Could Get Killed» (1966) et «Gaily, Gaily» (1969).

Se trouvant aux Etats-Unis lors du coup d’état des colonels en 1967, Melina Mercouri, farouchement opposée au nouveau régime en place et le faisant clairement savoir, devient bientôt persona non grata en Grèce. Elle ne retrouve sa patrie qu’en 1974, après la chute de la dictature.

Désormais, son engagement politique occupe une place prépondérante dans sa vie. Elle est élue députée en 1977 et devient Ministre de la Culture de 1981 à 1989 et de 1993 à 1994.

Dans les années 70, sa filmographie ne s’enrichit plus que de quelques titres et s’achève avec «Kravgi gynaikon» (1977), à nouveau de Jules Dassin.

Marlène Pilaete