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Annekathrin BÜRGER (1937)

Annekathryn Bürger

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Annekathrin Bürger (née à Berlin, Allemagne) débute à l’écran en 1955 en tenant un petit rôle dans un court-métrage.
 L’année suivante, «Eine Berliner Romance» en fait une star du cinéma est-allemand.

Parmi ses films, on peut citer, entre autres, «Spur in die Nacht» (1957), «Tilman Raemenschneider» (1958), «Verwirrung der Liebe» (1959), «Guten Tag, lieber Tag» (1961), «Königskinder» (1962), «Nichts als Sünde» (1965), «Abschied» (1968), «Mit mir nicht, Madam !» (1969), «He Du !» (1970), «Tecumseh» (1972), «Hostess» (1976), «Brandstellen» (1978), «Der Baulöwe» (1980),…
 Elle est en outre l’interprète de la co-production germano-soviétique «Fünf Tage – fünf Nachte/Pyat dney – pyat nochey» (1960) et de la co-production germano-yougoslave «Mörder auf Urlaub/Ubica na odsustvu» (1965).

A partir du début des années 60, elle travaille également beaucoup pour la télévision, et c’est celle-ci qui, dès l’aube des années 80, prend le pas sur le cinéma dans sa carrière.
 On la voit alors dans bon nombre de séries, parmi lesquelles «Tatort», et de téléfilms comme, par exemple, «Der Reist, der bleibt» (1991) ou encore «Die Mörderin» (1999).

Annekathrin Bürger a aussi à son actif un long et riche parcours théâtral.
 En 1968, elle reçoit d’ailleurs un prix d’interprétation pour sa performance dans «Septième commandement : tu voleras un peu moins» de Dario Fo.

La chanson ne lui est pas non plus étrangère et on peut ainsi la voir se produire lors de la grande manifestation de Berlin du 4 novembre 1989, cinq jours avant la chute du Mur.

Ajoutons enfin que, sous le régime communiste, l’actrice s’implique dans la politique culturelle de son pays, notamment au sein du Ministère de la Culture.

Ceci ne l’empêche toutefois pas de garder son esprit critique et elle le prouve au milieu des années 70 en s’opposant à la mainmise de l’Etat sur le Musée Gründerzeit des objets d’usage quotidien, appartenant au travesti Charlotte von Mahlsdorf, et en manifestant publiquement sa désapprobation suite à l’expulsion du chanteur et compositeur Wolf Biermann.

Marlène Pilaete