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Martine CAROL (1920 / 1967)

Martine Carol

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Martine Carol (née à Saint-Mandé, France) débute à l’écran en 1941 comme figurante et obtient son premier véritable rôle dans «La ferme aux loups» (1943).
 Dans la seconde moitié des années 40, elle grimpe petit à petit les échelons du succès et le public commence à la prendre en affection.

Elle connaît la consécration grâce à «Caroline chérie» (1950), qui en fait une grande star du cinéma français.
 Elle retrouve d’ailleurs le même personnage dans «Un caprice de Caroline chérie» (1952).

L’actrice est aussi très populaire en Italie, ce qui explique le nombre important de co-productions franco-italiennes la mettant en valeur : «Adorables créatures» (1952), «Les belles de nuit» (1952), «Lucrèce Borgia» (1953), «Destinées» (1953), «La pensionnaire» (1953), «Secrets d’alcôve» (1954), «Madame du Barry» (1954) et «Nana» (1955).

Elle part en outre tourner en Espagne la co-production franco-espagnole «Le désir et l’amour» (1951), où elle est entourée d’une distribution assez hétéroclite rassemblant notamment Antonio Vilar, Carmen Sevilla, Françoise Arnoul et Albert Préjean.

En 1955, elle est choisie par Max Ophuls pour être l’héroïne de «Lola Montes», qui, malheureusement, est un échec commercial à sa sortie.
 Un peu plus tard, l’irruption de Brigitte Bardot sur le devant de la scène rend un peu désuet l’érotisme plutôt bon enfant distillé par Martine Carol.

Sa carrière décline peu à peu dès la seconde moitié des années 50, bien que le succès de «Nathalie» (1957) prouve qu’elle peut encore attirer les spectateurs.
 On peut aussi mentionner sa présence dans les co-productions anglo-américaines «Action of the Tiger» (1957) et «Ten Seconds to Hell» (1959), ou encore son rôle de blonde écervelée dans «Le cave se rebiffe» (1961), dans lequel elle n’est cependant plus la figure centrale de l’intrigue.

Côté vie privée, la comédienne est plus instable psychologiquement et abuse, plus ou moins selon les périodes, d’alcool et de médicaments.
 Après 1962, elle est absente des salles obscures. Le film anglais «Hell Is Empty», qui devait marquer son grand retour ne sera projeté qu’après sa mort, survenue en 1967 d’une crise cardiaque.

Après son inhumation, celle qui avait été un des plus délicieux sex-symbols de l’Hexagone est encore la victime d’un fait-divers sordide. En effet, espérant y trouver des bijoux, des pilleurs de tombe profaneront bientôt sa sépulture.

Marlène Pilaete