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Edwige FEUILLERE (1907 / 1998)

Edwige Feuillère

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Edwige Feuillère (née à Vesoul, France) débute à l’écran en 1931 sous le pseudonyme de Cora Lynn, qu’elle abandonne très vite.
 D’année en année, sa carrière cinématographique progresse et ses rôles s’étoffent.
 C’est sans doute «Lucrèce Borgia» (1935), dans lequel elle apparaît nue, qui la fait définitivement entrer dans le monde des stars.

Durant les années qui suivent, elle incarne notamment des héroïnes sans grands scrupules rachetées par l’amour dans «Mister Flow» (1936), «Feu !» (1937), «J’étais une aventurière» (1938) et «L’émigrante» (1939).
 Mais on la voit aussi, par exemple, en espionne dans «Marthe Richard au service de la France» (1937), en lady anglaise dans «La dame de Malacca» (1937) ou en artiste de cabaret désenchantée dans «Sans lendemain» (1939).

On peut encore citer, entre autres, de grands rôles en costume dans «De Mayerling à Sarajevo» (1939), «Mam’zelle Bonaparte» (1941) et «La duchesse de Langeais» (1941) ainsi qu’une brillante comédie, «L’honorable Catherine» (1942).

Après-guerre, elle confirme sa réputation de grande dame du cinéma français grâce à des titres comme «L’idiot» (1945), «L’aigle à deux têtes» (1947), «Julie de Carneilhan» (1949) ou encore «Le blé en herbe» (1953).
 Elle est également la vedette en Angleterre de «Woman Hater» (1948).

Dès la seconde moitié des années 50, elle tourne de manière plus irrégulière et n’apparaît plus que dans douze films, parmi lesquels «En cas de malheur» (1958) et «La chair de l’orchidée» (1974), qui marque ses adieux au Septième Art.

Edwige Feuillère est aussi une prestigieuse comédienne de théâtre, avec des pièces comme «La dame aux camélias» d’Alexandre Dumas Fils, «Leocadia» de Jean Anouilh, «Sodome et Ghomorre», «Pour Lucrèce» et «La folle de Chaillot» de Jean Giraudoux, «Le partage de midi» de Paul Claudel, «Cher menteur» de Jérôme Kilty,…
 En 1993, elle reçoit un Molière pour son spectacle, «Edwige Feuillère en scène».

Mentionnons enfin son travail à la télévision, principalement les mini-séries de Nina Companeez, «Les dames de la côte» en 1979 et «Le chef de famille» en 1982.

Marlène Pilaete