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Micheline PRESLE (1922)

Micheline Presle

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Micheline Presle (née à Paris, France) débute à l’écran en 1937.
 Elle ne tarde pas à devenir une jeune star du cinéma français et, jusqu’à la fin des années 40, elle est une des actrices les plus en vogue de son époque.

Elle est alors l’interprète de, entre autres, «Paradis perdu» (1938), «La comédie du bonheur» (1939), «Parade en sept nuits» (1941), «Histoire de rire» (1942), «La nuit fantastique» (1943), «Félicie Nanteuil» (1943), «Un seul amour» (1944), «Falbalas» (1945), «Boule de suif» (1946), «Le diable au corps» (1947), «Tous les chemins mènent à Rome» (1949)…
 Elle est en outre une des protagonistes du péplum franco-italien «Les derniers jours de Pompei/Gli ultimi giorni di Pompei» (1948).

A la fin des années 40, elle est engagée à Hollywood mais «Under My Skin» (1950), «American Guerrilla in the Philippines» (1950) et «Adventures of Captain Fabian» (1951) ne figurent pas parmi les grands titres de sa filmographie.

A son retour en Europe, elle incarne Marguerite Gauthier dans la co-production franco-italienne «La dame aux camélias/La signora delle camelie» (1952). Néanmoins, Micheline Presle ne retrouve malheureusement pas le rang qu’elle occupait avant son départ pour les U.S.A.
 Mais cela n’est finalement pas un frein pour sa carrière et son évolution personnelle. En effet, elle reste de toute façon très active au cinéma et mène intelligemment sa barque sans que, au fil des ans, son âge ne constitue un handicap. Elle tourne toujours beaucoup en France en faisant quelques incursions à l’étranger, principalement en Italie.

De sa riche et abondante filmographie, on peut encore citer, notamment, «L’amour d’une femme» (1953), «Villa Borghese», «Casa Ricordi» (1954), «Bobosse» (1958), «Le baron de l’écluse» (1959), «L’assassino» (1961), «I briganti italiani» (1961), «Je vous salue mafia» (1965), «La religieuse» (1965), «Peau d’âne» (1970), «Les pétroleuses» (1971), «Il diavolo nel cervello» (1973), «Va voir maman, papa travaille» (1977), «Les voleurs de la nuit» (1982), «Beau temps mais orageux en fin de journée» (1985), «Mignon è partita» (1988), «Fanfan» (1992), «Casque bleu» (1993), «Chouchou» (2002),…
 On peut également citer sa présence dans «Pas très catholique» (1993), «Enfants de salaud» (1995), «Vénus beauté (institut)» (1998) et «France boutique» (2003), réalisés par sa fille, Tonie Marshall.

Elle revient aussi à deux reprises au cinéma américain avec «If a Man Answers» (1962) et «The Prize» (1963) et tient un très bon rôle dans le film anglais «Blind Date» (1959), de Joseph Losey.

Il est impossible d’évoquer Micheline Presle sans mentionner la série télévisée «Les saintes chéries», dont elle est l’héroïne de 1965 à 1970 et qui remporte un succès considérable.

Terminons enfin par son parcours théâtral, preuve de plus de l’éclectisme dont elle fait preuve et émaillé de pièces de Marcel Achard, André Roussin, Georges Feydeau, Copi, Jérôme Savary, G.B. Shaw, Colette ou encore Eric-Emmanuel Schmidt.

Marlène Pilaete