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Betsy BLAIR (1923 / 2009)

Betsy Blair

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Betsy Blair (née à Cliffside Park, Etats-Unis) débute à l’écran en 1947.
 Elle tient des seconds rôles dans plusieurs productions jusqu’en 1951 et sa carrière s’arrête ensuite net.
 En plein maccarthysme, elle est en effet placée, vu ses opinions politiques de gauche, sur la liste noire des comédiens à ne pas employer.

Quelques années plus tard, la compagnie Hills-Hecht-Lancaster Productions met en chantier l’adaptation cinématographique d’un téléfilm diffusé en 1953, «Marty», et l’actrice est pressentie pour en être la tête d’affiche féminine, à condition bien sûr que cesse l’ostracisme qui la frappe.
 Gene Kelly, son mari de 1941 à 1957, menace alors d’abandonner le tournage d’un film si Dore Schary, à l’époque président de la M.G.M., n’intervient pas en haut lieu pour permettre à Betsy Blair de tourner à nouveau.
 Le résultat ne se fait pas attendre et elle peut enfin faire son retour au Septième Art dans «Marty» (1955), qui raconte une touchante histoire d’amour entre gens ordinaires et remporte un grand succès.

Devenue une vedette en vue, elle travaille régulièrement jusqu’en 1962.
 Aux Etats-Unis, elle est encore l’interprète du western «The Hallyday Brand» (1957) mais c’est en Europe qu’elle est la plus active.
 On la voit en France dans «Rencontre à Paris» (1955), en Espagne dans «Calle Mayor» (1956), en Italie dans «Il grido» (1957), «I delfini» (1957) et «Senilita» (1962), en Irlande dans «Lies My Father Told Me» (1960) et en Angleterre dans «All Night Long» (1962).

En 1963, elle épouse le réalisateur Karel Reisz et, à partir de cette date, sa filmographie est plus clairsemée. Seuls six titres s’y ajoutent, parmi lesquels «Mazel Tov ou le mariage» (1968) de Claude Berri, le film hollandais «Gejaagd door de winst (of het A.B.C. van de moderne samenleving)» (1977) ou encore «Betrayed» (1988) de Costa-Gavras.

Elle apparaît aussi de temps à autre à la télévision.

Marlène Pilaete