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Mady CHRISTIANS (1892 ? 1900 ? / 1951)

Mady Christians

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Après avoir rejoint son père, le célèbre acteur Rudolph Christians, aux U.S.A., Mady Christians (née à Vienne, Autriche) y débute sur scène.
 Elle y fait aussi ses premiers pas à l’écran, sous le nom de Margarete Christians, dans un des rôles principaux de «Audrey» (1916).

Suite à l’entrée en guerre des Etats-Unis, elle préfère rentrer en Europe en compagnie de sa mère.

Le cinéma allemand ne tarde pas à s’intéresser à la jeune actrice, qui devient rapidement une star.
 Durant une quinzaine d’années, elle travaille à un rythme soutenu et on peut la voir dans, entre autres, «Das verlorene Paradies» (1917), «Nachtschatten» (1918), «Die Sühne der Martha Marx» (1919), «Die Gesunkenen» (1919), «Der indische Tod» (1920), «Der Schicksalstag» (1921), «Es leuchtet meine Liebe» (1922), «Die Finanzen des Grossherzogs» (1923), «Soll und Haben» (1924), «Nanette macht alles» (1925), «Zopf und Schwert» (1926), «Heimweh» (1927), «Königin Luise» (1927), «Fräulein Chauffeur» (1928), «Dich hab’ ich geliebt» (1929), «Das Schicksal der Renate Langen» (1930), «Die Frau, von der man spricht» (1931), «Der schwarze Husar» (1932), «Salon Dora Green» (1933),…

De sa filmographie, on peut aussi extraire la production française «Le duel» (1928) et la co-production anglo-allemande, «The Runaway Princess/Priscilla Fahrt ins Glück» (1929).
 Elle est en outre la vedette de «Leutnant warst Du einst bei deinen Husaren» (1930) et «Ich und die Kaiserin» (1933), ainsi que de «Mon cœur incognito», la version en langue française du premier, et «The Only Girl», la version en langue anglaise du second.

A l’avènement du nazisme, elle repart aux U.S.A., où elle poursuit sa carrière cinématographique en figurant en tête d’affiche du mélodrame «A Wicked Woman» (1934).
 Par la suite, elle apparaît encore dans dix films jusqu’en 1948, généralement dans des seconds rôles.
 Elle a plus de chance au théâtre et remporte notamment un triomphe à Broadway avec «I Remember Mama», qu’elle joue d’octobre 1944 à juin 1946.

A l’époque du maccarthysme, elle est soupçonnée de sympathies communistes. Liste noire oblige, elle constate alors que les opportunités de travailler se raréfient et cette injuste mise à l’écart a des répercussions défavorables sur sa santé.

Elle meurt le 28 octobre 1951 d’une hémorragie cérébrale.

Marlène Pilaete