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Carmen SEVILLA (1930)

Carmen Sevilla

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Ayant manifesté des dons évidents pour la danse et le chant, Carmen Sevilla (née à Séville, Espagne) se lance très jeune dans l'univers du spectacle.
 Elle débute à l'écran dans le court-métrage documentaire «Hombres ibericos» (1946) et tient bientôt son premier rôle principal en jouant aux côtés du populaire Jorge Negrete dans la co-production hispano-mexicaine «Jalisco canta a Sevilla» (1948).

Sa carrière de star prend alors son envol et, durant une dizaine d'années, elle est l'interprète de, entre autres, «La revoltosa» (1949), «Cuentos de la Alhambra» (1950), «La hermana San Sulpicio» (1952), «La picara molinera» (1954), «La fierecilla domada» (1955), «La venganza» (1957), «Secretaria para todo» (1958),…

Pour le public français, elle reste sans doute avant tout la ravissante partenaire de Luis Mariano dans «Andalousie» (1950), «Violettes impériales» (1952) et «La belle de Cadix» (1953).
 Elle côtoie également une autre grande figure de l'opérette, Georges Guétary, dans «Plume au vent» (1952) ainsi que Fernandel dans «Don Juan» (1955).

On peut aussi la voir dans la co-production américano-espagnole «Spanish Affair/Aventura para dos» (1957) et dans la co-production italo-espagnole «Pane, amore e Andalusia/Pan, amor y… Andalucia» (1958), quatrième et dernier volet d'une célèbre série dans laquelle avaient brillé avant elle Gina Lollobrigida et Sophia Loren.
 Elle travaille en outre au Mexique pour «Reportaje» (1953) et «Gitanas tenias que ser» (1953) et en Argentine pour «Requiebro» (1955).

De 1959 à 1968, son activité cinématographique est beaucoup plus réduite, ce qui s'explique probablement par son premier  mariage et par la naissance de son fils.
 Citons néanmoins encore «El balcon de la luna» (1962), «Camino del Rocio» (1966), la superproduction américaine «The King of Kings» (1961), dans laquelle elle incarne Marie-Madeleine, ou encore la co-production argentino-espagnole «Buscando a Monica» (1962).

Dès 1969, elle recommence à travailler à un rythme soutenu et adopte une nouvelle image plus sensuelle. C'est l'époque de films comme «Un adultero decente» (1969), «Una senora llamada Andrès» (1970), «Embrujo de amor» (1971), réalisé en Argentine, «La cera virgen» (1971), «El techo de cristal» (1971), «Nadie oyo gutar» (1972), «No es bueno quel el hombre esté solo» (1973), «Sex o no sex» (1974), «La cruz del diablo» (1975), «Beatriz» (1976), «El apolitico» (1977),…

Sa filmographie s'achève en 1978.
 Dans les années 90, elle s'impose comme une des personnalités marquantes de la télévision espagnole en présentant diverses émissions parmi lesquelles «Telecupon» de 1991 à 1997 ou, à partir de 2004, «Cine de barrio», dont elle doit cependant abandonner l'animation fin 2010, victime de la maladie d'Alzheimer.

Durant son parcours professionnel, Carmen Sevilla enregistre aussi bon nombre de chansons, parmi lesquelles on peut relever, par exemple, «En un calle qualquiera», «Tarentella Sevillana», «La luna me engano», «Crucero de verano», «La Gente», «Flamenca yeye», «Cabecita loca», «Carmen de Espana», «Cera virgen»,…

On lui doit aussi «Palabras, palabras», une version en espagnol de «Paroles… paroles…» qu'elle interprète avec Paco Rabal.
Marlène Pilaete