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Cécile AUBRY (1928 / 2010)

Cécile Aubry

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Après une petite apparition dans un film en 1947, Cécile Aubry (née à Paris, France) devient une star grâce au rôle principal de «Manon» (1949), réalisé par H.G. Clouzot.
 Elle y fait sensation et le contraste entre son visage un peu poupin et le comportement amoral de son personnage frappe alors les esprits.

Elle est ensuite la partenaire de Tyrone Power et d’Orson Welles dans la production hollywoodienne «The Black Rose» (1950).
 Revenue en Europe, elle est dirigée par Christian-Jaque dans les deux versions, française et allemande, de «Barbe Bleue» (1951), aux côtés de Pierre Brasseur dans la première et de Hans Albers dans la seconde. Par après, elle tourne «Piovuto dal cielo» (1953) en Italie, «Tanz in der sonne» (1954) en Allemagne et participe au film à sketches franco-espagnol «Bonjour la chance» / «La ironia del dinero» (1954).

En 1956 elle donne naissance à son unique enfant, Mehdi, issu de son union avec le fils du pacha de Marrakech.
 Désormais, on ne la voit plus au cinéma que dans son propre rôle dans «C’est arrivé à 36 chandelles» (1957).
 Certaines filmographies mentionnent sa présence dans «L’espionne sera à Nouméa» (1960) mais il s’agirait d’une confusion avec une autre actrice.

Celle qui a tourné la page du métier de comédienne ne disparaît pas pour autant de l’univers des medias. En effet, on la retrouve auteur de livres pour enfants, dont certains sont adaptés avec grand succès pour le petit écran.
 On se rappelle ainsi de plusieurs séries télévisées mettant en vedette le poney Poly de 1961 à 1973.
 Les deux premières, «Poly et le mystère du château» (1961) et «Les vacances de Poly» (1963), ont d’ailleurs à leur générique Mehdi, qui devient alors très populaire.

On retrouve le jeune garçon dans «Belle et Sébastien» (1965), «Sébastien parmi les hommes» (1968), «Sébastien et la Mary-Morgane» (1970) et «Le jeune Fabre» (1973) qui restent encore dans la mémoire de bon nombre de téléspectateurs.

Cécile Aubry est bien sûr la scénariste de tous ces feuilletons et parfois même la réalisatrice.

Marlène Pilaete