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Pamela GREEN (1929 / 2010)

Pamela Green

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Pamela Green (née à Kingston upon Thames, Grande-Bretagne) commence à poser nue pour des photographes à la fin des années 40.
 En 1953, elle rencontre George Harrison Marks, avec qui elle entame une relation amoureuse qui s’achèvera au début des années 60.
 C’est aussi le début d’une association professionnelle très réussie.

Plus tard, le photographe reconnaîtra tout ce qu’il doit à sa compagne de l’époque.
 En effet, celle-ci ne se contente pas d’être une simple image et démontre ses qualités de femme d’affaires et d’initiative, connaissant bien les rouages du marché de l’érotisme.
 Très compétente dans son domaine, elle se révèle également experte en matière d’éclairage, de décors, de maquillage et de costumes.

La renommée du ravissant modèle ne tarde pas à croître et, en 1955, on assiste à la sortie d’un livre intitulé tout simplement «Pamela», illustré par de nombreux clichés de celle qui est en train de devenir la pin-up n°1 du Royaume.
 En 1957, Pamela Green et George Harrison Marks lancent le magazine «Kamera», peuplé de ravissants modèles dévêtus, au rang desquels on retrouve bien sûr la jeune femme, tous charmes dehors.
 Après cinq semaines, le premier numéro atteint les 150.000 exemplaires vendus.

Le couple met aussi en circulation d’autres publications du même style, comme «Solo», «In Focus», «Femme»,… et s’occupe en outre de la vente de photos, de calendriers et de courts-métrages coquins destinés à être projetés à domicile.
 Pamela Green est d’ailleurs l’interprète de cinq d’entre eux : «Art for Art’s Sake» (1960), «Xcitement» (1960), «Witches Brew» (1960), «Gypsy Fire» (1961) et «The Window Dresser» (1961).

En 1960, elle incarne une des victimes de Karlheinz Böhm, le tueur psychopate de «Peeping Tom», un thriller réalisé par Michael Powell.
L’année suivante, elle est la vedette de «Naked as Nature Intended», mis en scène par Harrison Marks et qui remporte un très grand succès dans les salles.
 Pour contourner la censure, ce film prétend traiter du naturisme mais c’est surtout une occasion de montrer de charmantes créatures dans le plus simple appareil, bien que, pour se conformer aux règles alors en vigueur, les régions pubiennes restent soigneusement cachées.

Toujours sous la direction d’Harrison Marks, elle fait des apparitions dans «The Chimney Sweeps» (1963), une comédie loufoque de moyen-métrage, et dans «The Naked World of Harrison Marks» (1965).
 Le reste de sa filmographie se compose de petits rôles dans «The Day the Earth Caught Fire» (1961) et «The Legend of the Werewolf» (1975) ainsi que d’une participation au film allemand «Otto und die nackte welle» (1968).

Grâce à la solide expérience acquise en technique photographique durant sa carrière, elle peut, en collaboration avec Douglas Webb, le nouvel homme de sa vie, exercer sans problème la fonction de photographe de plateau sur quelques productions de 1966 à 1975, parmi lesquelles «Casino Royale» (1966) ou encore «Perfect Friday» (1970).

Marlène Pilaete