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Nathalie NATTIER (1924 / 2010)

Nathalie Nattier

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Nathalie Nattier (née à Paris, France) débute à l’écran dans le début des années 40 et obtient son premier rôle important dans «L’idiot» (1945).
 Elle devient soudainement une personnalité en vue lorsqu’elle est choisie pour remplacer Marlene Dietrich, qui a décidé de ne pas tourner «Les portes de la nuit» (1946).

Malheureusement, ce film ne répond pas aux attentes du public de l’après-guerre et est considéré comme un échec pour le duo Carné-Prévert, ainsi que pour Nathalie Nattier, qui n’est pas épargnée par la critique.
 Sans doute manque-t-elle à l’époque de l’expérience et de la maturité nécessaires pour tenir ce genre de rôle.
 On peut cependant regretter que le scénario n’ait pas été adapté en tenant compte des réelles capacités de la jeune femme et que Carné n’ait probablement pas pris assez la peine de la guider d’avantage dans son interprétation.

Ce qui aurait du être sa grande chance se révèle un handicap pour la suite de sa carrière de vedette.
 Après la déception causée par «Les portes de la nuit», les spectateurs la retrouvent dans les salles obscures avec «Le château de la dernière chance» (1947), une production sans grande envergure.
 Elle tourne encore, jusqu’au milieu des années 50, une dizaine de films et quelques courts-métrages et incarne alors notamment, à plusieurs reprises, des personnages de vamps.
 Des titres comme «Le mystère Barton» (1948), «La rue sans loi» (1950), «Moumou» (1951), «Brelan d’as» (1952), «La famille Cucuroux» (1953),… s’ajoutent à sa filmographie mais aucun ne la fait revenir au premier plan.

Par la suite, on ne la voit plus au cinéma que dans «Détournement de mineures» (1959) et c’est principalement au théâtre qu’elle poursuit son parcours de comédienne.
 Après avoir été inactive durant un certain temps, elle fait quelques apparitions à la télévision à la fin des années 90 et au début du vingtième siècle.

Elle revient aussi une dernière fois au Septième Art dans «Jeux d’enfants» (2002).

Marlène Pilaete