X

Marta ABBA (1900 / 1988)

Marta Abba,

icone

Marta Abba (née à Milan, Italie) fait ses débuts professionnels sur les planches en 1923 et connaît son premier succès l’année suivante dans «La mouette» de Tchekhov.

Le nom de l’actrice est à tout jamais lié à celui du célèbre auteur Luigi Pirandello.
 Celui-ci écrit notamment pour elle cinq pièces, qui, pour bien montrer qui est leur inspiratrice, portent toutes la mention "A Marta".
 C’est ainsi que la comédienne crée «Diana e la Tuda» et «L’amica delle mogli» en 1927, «La nuova colonia» en 1928, «Come tu mi vuoi» en 1930 et «Trovarsi» en 1932.

Héroïne pirandellienne par excellence, elle ajoute en outre d’autres œuvres du Maître à son répertoire, comme «Sei personagi in cerca d’autore», «Vestire gli inudi», «Cosi è (se vi pare)», «Lazzaro»,…
 Le dramaturge lui voue alors une véritable passion, comme le prouve leur correspondance mais il est difficile, vu la différence d’âge de trente-trois ans existant entre les deux, de connaître précisément le degré d’intimité de leur relation.

Durant sa carrière, Marta Abba ne se limite pas à Pirandello et interprète aussi Shakespeare, Tolstoï, Goldoni, D’Annunzio, Maugham, Molnar, etc.

L’actif cinématographique de la célèbre vedette est plutôt maigre puisqu’elle n’est la star que de deux films : «Il caso Haller» (1933) et «Teresa Confalonieri» (1934), une prestigieuse épopée historique qui remporte la coupe Mussolini au festival de Venise.

Durant la saison 1936-1937, elle joue avec grand succès «Tovaritch» de Jacques Deval à Broadway et, en 1938, elle annonce son retrait de la scène, suite à son mariage avec un industriel américain.
 Elle vit alors plusieurs années aux Etats-Unis.

Au début des années 50, après sa séparation, elle fait son retour au théâtre dans son pays natal mais sa grande époque est malheureusement révolue et elle abandonne bientôt tout à fait le métier de comédienne.

Marlène Pilaete