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Tatiana PAVLOVA (1890 ? 1893 ? / 1975)

Tatiana Pavlova

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Tatiana Pavlova (née en Ukraine, à l’époque Empire russe) débute sa carrière sur scène dans son pays et travaille notamment au Théâtre Dramatique de Moscou.
 Elle quitte la Russie suite à la Révolution et finit par s’installer en Italie où, pour le cinéma, elle est alors la star de «L’orchidea fatale» (1920) et «La catena» (1920).

Pour l’actrice, c’est néanmoins le théâtre qui importe le plus et, après avoir appris l’italien, elle fait, dans son pays d’adoption, ses débuts officiels sur les planches en 1923.
 Formée à l’école russe, elle a une vision particulière de son art qui ne fait pas toujours l’unanimité et on sait par exemple que Pirandello ne figurait pas parmi ses admirateurs.
 Qu’à cela ne tienne, Tatiana Pavlova devient un des grands noms du théâtre italien et connaît un parcours prestigieux.

Au vu de ses origines, on ne s’étonne pas de retrouver dans son répertoire des oeuvres de Gorki, Dostoïevski, Tchekhov, Gogol, Aleksei Tolstoï, Leon Tolstoï ou encore Alexandre Ostrovsky.
 Mais elle ne se limite pas aux auteurs slaves et joue aussi des pièces comme «La femme X» d’Alexandre Bisson, «Madame sans-Gêne» de Sardou et Moreau, «La locandiera» de Goldoni, «La dame aux camélias» de Dumas fils, «L’officier de la garde» de Molnar, «Je ne vous aime pas» de Marcel Achard, «La ménagerie de verre» de Tennessee Williams, «La longue nuit de Médée» de Corrado Alvaro, etc.
 On peut noter également sa collaboration avec Pier Maria Rosso di San Secondo, dont elle est une des interprètes de prédilection.

Artiste complète, Tatiana Pavlova assure en outre la mise en scène de plusieurs de ses spectacles.
 Durant quelques années, elle enseigne même cette discipline à l’Académie d’Art Dramatique de Rome.
On peut ajouter que sa renommée dans ce domaine lui permet de travailler, à la Scala de Milan, sur divers opéras parmi lesquels «Fedora» en 1956 avec Maria Callas.

On peut comprendre, eu égard à toute cette activité, que le Septième Art ait peu compté durant sa carrière. Cependant, après ses deux expériences muettes, elle tourne encore sept films de 1934 à 1965.

Elle tient par exemple un rôle de premier plan dans «Creature della notte» (1934), dans lequel elle incarne une ex-détenue partant à la recherche de sa fille.

Parmi ses autres créations cinématographiques, on peut citer, entre autres, «La signora di tutti» (1934), «Una lettera all’alba» (1948), «Il morbidone» (1965),…

Marlène Pilaete