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Gypsy Rose LEE (1911 / 1970)

Gypsy Rose Lee

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Gypsy Rose Lee (née à Seattle) débute sur scène lorsqu’elle est encore enfant.
 Durant plusieurs années, elle reste dans l’ombre de sa petite sœur, June Havoc, qui connaît à l’époque un grand succès.
 A la fin des années 20, elle s’oriente vers le strip-tease, un choix qui se révèle payant et qui ne tarde pas à lui apporter une gloire exceptionnelle.
 Sa spécialité est de proposer aux spectateurs un savant mélange très apprécié de déshabillage et d’humour.

Elle débute à l’écran en 1937 pour le compte de la 20th Century Fox qui, plutôt frileuse à l’idée de flirter ouvertement avec un univers un peu sulfureux, fait tourner sa nouvelle recrue sous son véritable nom, Louise Hovick.
 Mais ce premier contact avec Hollywood se révèle finalement décevant dans l’ensemble.

Elle est alors la partenaire du comique Eddie Cantor dans «Ali Baba Goes to Town» (1937) et tourne la tête de Victor McLaglen et Brian Donlevy dans «Battle of Broadway» (1938).
 Pour le reste, la jeune femme doit se contenter de seconds rôles aux côtés d’Alice Faye dans «You Can’t Have Everything» (1937) et «Sally, Irene and Mary» (1938) et de Sonja Henie dans «My Lucky Star» (1938).

Après cet intermède cinématographique, Louise redevient Gypsy et continue à se produire sur les planches jusque dans les années 50.
 On peut notamment relever le spectacle «Streets of Paris» à l’exposition internationale de New York en 1940, la revue musicale «Star and Garter» qu’elle joue à Broadway de juin 1942 à décembre 1943 ou encore une tournée en attraction spéciale avec le populaire «Royal American Show» à la fin des années 40.

De temps à autre, Gypsy Rose Lee revient au Septième Art.
A l’instar de bon nombre d’autres artistes, elle joue son propre rôle dans «Stage Door Canteen» (1943), destiné à soutenir le moral de l’Amérique alors en guerre et dans lequel elle effectue un numéro d’effeuillage très aseptisé.
 Elle est ensuite la star de «Belle of the Yukon» (1944).

Elle incarne aussi une favorite de harem dans la co-production américano-espagnole «Babes in Bagdad/Muchachas da Bagdad» (1952) et une patronne de maison close dans «Wind Across the Everglades» (1958).
 Comme on n’échappe pas à son passé, elle apparaît en outre dans deux films évoquant l’univers du strip-tease, «The Screaming Mimi» (1958) et «The Stripper» (1963), dont les vedettes sont, respectivement, Anita Ekberg et Joanne Woodward.

Son parcours au cinéma s’achève par un petit rôle dans «The Trouble with Angels» (1966).

Pour terminer, mentionnons qu’elle est incarnée par Natalie Wood dans «Gypsy» (1962), réalisé par Mervyn Le Roy d’après une comédie musicale à succès de Broadway.

Marlène Pilaete