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Joan WARNER (?)

Joan Warner

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Après avoir débuté sa carrière de strip-teaseuse dans son pays natal, Joan Warner (née à Narbeth, Etats-Unis) se produit en France dès 1934.
 Durant l’hiver 1934-1935, elle fait l’objet d’une plainte d’un client d’un restaurant parisien, où elle effectue alors sa "danse de l’esclave", un numéro déshabillé de son cru.
 En effet, notre homme, le très conservateur Fernand Boverat, par ailleurs président d’un mouvement nataliste, l’Alliance Nationale contre la dépopulation, se déclare outré par l’indécence du spectacle présenté.

Le procès a lieu en juillet 1935 et fait les choux gras de la presse.
 L’artiste est alors défendue par un ténor du barreau de l’époque, Maître Henry Torres, et finit par être condamnée à une amende de principe pour outrage aux bonnes moeurs.

Joan Warner doit à toute cette affaire de devenir une célébrité en vue.
 Le cinéma français n’y reste pas insensible et on peut apercevoir bientôt la nouvelle étoile en danseuse nue dans «Le clown Bux» (1935).
 Elle est ensuite la star de «Cinderella» (1937), qui conte les aventures d’une jeune fille devenant sur un coup de chance une vedette de music-hall.

Mais elle continue bien sûr sa carrière sur les planches et on la voit sur la scène de plusieurs célèbres établissements de la capitale et de province.
 Elle travaille aussi pour l’industrie discographique.

Pour le reste, certaines sources mentionnent encore des apparitions non-créditées dans deux films américains en 1940 et 1956 mais il n’y a aucune certitude à ce sujet et il pourrait bien s’agir d’une homonyme.

Marlène Pilaete