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Charlotte ANDER (1902 / 1969)

Charlotte Ander

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Fille des acteurs Rudolf Andersch et Ida Perry, Charlotte Ander (née à Berlin, Allemagne) débute au cinéma en 1920.
 Elle devient rapidement une jeune vedette prometteuse et est l’interprète de, entre autres, «So ein Lausbub» (1920), «Die grosse und die kleine Welt» (1921), «Sturmflut des Lebens» (1921), «Ein Weib, ein Tiar, ein Diamant» (1923), «Dr. Wizlizenus» (1924), «Eine Minute vor Zwölf» (1925), «Ein Sommernachstraum» (1925), «Der lachende Ehemann» (1926), «Der Himmel auf Erden» (1927), «Die Dame und ihr Chauffeur» (1928),…

Elle passe le cap du parlant sans problème et son parcours de star se poursuit avec, notamment, «Die Nacht gehört uns» (1929), «Wien, du Stadt der Lieder» (1930), «Die zärtlichen Verwandten» (1930), «Voruntersuchung» (1931), «Chauffeur Antoinette» (1931), «Zwei im Sonnenschein» (1933), «Drei blaue Jungs – ein blondes Mädel» (1933),…

Elle a également deux films anglais à son actif : «Maid Happy» (1933) et «My Song Goes Round the World» (1934), qui n’est autre que la version dans la langue de Shakespeare d’un de ses succès de 1933, «Ein Lied geht um die Welt».

La prise du pouvoir par Hitler n’a pas d’heureuses conséquences pour la carrière de Charlotte Ander car il semble qu’elle ne soit pas considérée comme “racialement pure” par le nouveau régime en place
 On dirait en tout cas que son degré de non-aryanité n’ait pas été considéré comme assez élevé pour la bannir complètement des écrans allemands.
 En effet, elle est encore la tête d’affiche féminine de «Wie eins im Mai» (1937), figure parmi les protagonistes de «Anton der Letzte» (1939) et tourne deux courts-métrages, «Fünf Personen suchen anschluss» (1936) et «Blonde Frau übern kurzen weg» (1939).
 Toutefois, comparé à l’activité intense qui était la sienne quelques années auparavant, on ne peut que constater une forte baisse de ses prestations cinématographiques.

De 1950 à 1955, elle apparaît à nouveau dans quelques productions mais son statut d’étoile n’est plus qu’un souvenir.

C’est sans doute dans «Familie Benthin» (1950), réalisé en Allemagne de l’Est, qu’elle tient son rôle le plus important durant cette période.

Marlène Pilaete