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Ann DVORAK (1911 / 1979)

Ann Dvorak

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Fille de l’actrice Anna Lehr, Ann Dvorak (née à New York, Etats-Unis) tourne quelques films muets lorsqu’elle est enfant mais c’est à partir de la fin des années 20 qu’elle travaille régulièrement pour le cinéma.
 De 1929 à 1931, elle se contente de courtes apparitions non-créditées.

En 1932, elle devient une des jeunes stars les plus prometteuses de Hollywood grâce à une succession de prestations très intéressantes.
 On peut ainsi la voir dans, entre autres, «Scarface», une production remarquée de Howard Hughes, mais aussi dans plusieurs drames solides de la Warner Brothers du genre «The Crowd Roars», «The Strange Love of Molly Louvain» ou encore «Three on a Match».

Par la suite, elle est l’interprète de, notamment, «College Coach» (1933), «Friends of Mr. Sweeney» (1934), «Midnight Alibi» (1934), «Murder in the Clouds» (1934), «Thanks a Million» (1935), «Sweet Music» (1935), «Dr. Socrates» (1935), «G Men» (1935),…

Néanmoins, Ann Dvorak ne se plie pas facilement aux lois régissant alors les studios.
 Ses relations avec la Warner ne sont pas toujours au beau fixe et la firme finit par mettre fin à son contrat en 1935.
 Sa carrière commence alors à décliner progressivement.

Elle conserve la vedette dans, par exemple, «Racing Lady» (1937), «Blind Alley» (1939), «Cafe Hostess» (1940),… mais on peut noter que Constance Bennett et Virginia Bruce la précèdent aux génériques de, respectivement, «Merrily We Live» (1938) et «Stronger Than Desire» (1939).
 Elle travaille aussi pour la Republic, compagnie de seconde catégorie, avec «Manhattan Merry-Go-Round» (1937) et «Gangs of New York» (1938).

Durant la guerre, elle est la protagoniste de quatre films anglais : «This Was Paris» (1942), «Squadron Leader X» (1942), «Escape to Danger» (1943) et «There’s a Future in It» (1943).

De retour aux U.S.A., elle entame la dernière étape de son parcours professionnel qui comporte encore quelques têtes d’affiche féminines dans les westerns «Flame of Barbary Coast» (1945), «Abilene Town» (1946) et «The Return of Jesse James» (1950) ainsi que dans le drame d’espionnage inspiré de faits réels «I Was an American Spy» (1951).
 Toutefois, elle est plus généralement employée dans des seconds rôles, tel celui qu’elle tient avec brio dans «A Life of Her Own» (1950).
 On la choisit également pour jouer Madeleine Forestier, un des personnages féminins croisant la route du cynique héros incarné par George Sanders dans «The Private Affairs of Bel Ami» (1947).

Marlène Pilaete