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Tina AUMONT (1946 / 2006)

Tina Aumont

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Fille des comédiens Maria Montez et Jean-Pierre Aumont, Tina Aumont (née à Los Angeles, Etats-Unis) débute à l’écran en 1965.
 Etant l’épouse de Christian Marquand de 1963 à 1967, elle tourne ses cinq premiers films sous le nom de Tina Marquand.

On peut alors la voir dans «La Curée» (1965) de Roger Vadim, «Modesty Blaise» (1966) de Joseph Losey, le western américain «Texas Across the River» (1966) ainsi que «Scusi, lei è favorevole » o contrario ?» (1966) et «Troppo per vivere, poco per morire» (1967), réalisés en Italie.

C’’est ce dernier pays qui l’adopte et, devenue Tina Aumont, elle y est très active pendant une dizaine d’années.
 Très éclectique, elle touche à des genres aussi divers que la comédie, le western-spaghetti, le giallo, l’érotisme, le drame, la biographie religieuse ou encore le cinéma expérimental.

Elle est alors l’interprète de, entre autres, «L’uomo, l’orgoglio, la vendetta» (1967), «Partner» (1968), «L’alibi» (1968), «Infanzia, vocazione e prime esperienze di Giacomo Casanova Veneziano» (1969), «Necropolis» (1970), «Metello» (1970), «L’urlo» (1970), «I corbari» (1970), «Arcana» (1972), «Blu Gang» (1972), «I corpi presentano tracce di violenza carnale» (1973), «Storia de fratelli e de cortelli» (1973), «Il trafficone» (1974), «Il messia» (1975), «Salon Kitty» (1975), «La principessa nuda» (1976), «Giovannino» (1976), «Il Casanova di Federico Fellini» (1976), «Un cuore semplice» (1977),…

Les tournages transalpins se succédant à un rythme très soutenu, l’actrice travaille assez peu à l’étranger. On peut néanmoins citer, en France, «Le lit de la vierge» (1969) et «Les hautes solitudes» (1974), deux œuvres mises en scène par l’avant-gardiste Philippe Garrel.
 Elle participe aussi à quelques courts-métrages dans la même veine underground.
 Elle est en outre une des protagonistes du film de science-fiction «Lifespan» (1975), une production filmée à Amsterdam dont la distribution hétéroclite rassemble notamment les noms de Hiram Keller, Klaus Kinski et Fons Rademakers.

A la fin des années 70, elle est mêlée à une affaire de drogue, qui brise sa carrière de vedette.
 Elle s’éloigne de l’Italie et devient durant quelque temps une des figures marquantes des nuits parisiennes.

Jusqu’en 2000, elle apparaît encore de temps à autre au cinéma ou à la télévision mais sans comparaison possible avec sa période de gloire, désormais bien révolue.

Marlène Pilaete