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Jane BIRKIN (1946)

Jane Birkin

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Suivant les traces de sa mère, la comédienne Judy Campbell, Jane Birkin (née à Londres, Grande-Bretagne) se lance dans l’univers du show-business au milieu des années 60.
 Elle participe alors sur scène à la comédie musicale «Flower Passion Hotel» en 1965 et débute aussi à l’écran, où elle se contente d’abord de courtes apparitions, comme dans «Blowup» (1966), avant de tenir son premier rôle principal dans «Wonderwall» (1968).

Elle part ensuite pour la France qui adopte rapidement la jeune femme et lui fait une place bien à elle dans le monde des étoiles du cinéma hexagonal.
 Durant une vingtaine d’années, elle est très active au Septième Art, montrant tantôt une image légère et spirituelle, tantôt un côté plus grave.

On la voit alors dans, entre autres, «Slogan» (1969), «Cannabis» (1970), «Trop petit mon ami» (1970), «Trop jolies pour être honnêtes» (1972), «Comment réussir… quand on est con et pleurnichard» (1974), «La moutarde me monte au nez» (1974), «La course à l’échalote» (1975), «Sept morts sur ordonnance» (1975), «Au bout du bout du banc» (1979), «La fille prodigue» (1980), «Circulez y’a rien à voir» (1983), «Le garde du corps» (1984), «La pirate» (1984), «La femme de ma vie» (1986), «Kung-fu Master» (1987), «Daddy Nostalgie» (1989), «La belle noiseuse» (1990),…

Elle ne se limite néanmoins pas à son pays d’adoption.
 On peut ainsi noter son retour au cinéma anglais avec le thriller d’horreur «Dark Places» (1974) et deux adaptations d’œuvres d’Agatha Christie, «Death on the Nile» (1978) et «Evil Under the Sun» (1982), avec Peter Ustinov en détective Hercule Poirot.
 Elle est aussi la vedette de trois productions italiennes : «Alba Pagana» (1970), le giallo «La morte negli occhi del gatto» (1973) et «Bruciati da cocente passione» (1976), une comédie avec Aldo Maccione.

Plus inhabituel, elle tourne en Yougoslavie «19 djevojaka i Mornar» (1971) et «Romansa konjo kradice» (1971), tâte du cinéma espagnol avec «La miel» (1979) et flirte avec le cinéma germanique dans «Egon Schiele – Exzesse» (1981).
 En 1985, au festival de Venise, le magazine cinématographique italien Ciak lui décerne un prix pour son interprétation dans «Dust» de la réalisatrice belge Marion Hänsel.

Dès le début des années 90, elle est moins présente dans les salles obscures.
 On peut cependant encore citer, notamment, «On connaît la chanson» (1997), «Mariées mais pas trop» (2002), «Boxes» (2007), pour lequel elle officie également derrière les caméras, ou encore «36 vues du Pic Saint Loup» (2009).

On ne peut évidemment pas parler de Jane Birkin sans évoquer Serge Gainsbourg, qu’elle rencontre à la fin des années 60 à l’occasion du tournage de «Slogan» et avec qui elle démarre une belle histoire d’amour.
 Par la suite, on les voit encore réunis à l’écran à plusieurs reprises. Gainsbourg offre en outre à Jane le rôle principal de «Je t’aime moi non plus» (1976), qu’il met en scène et qui fait scandale à l’époque.

Leur collaboration est également très étroite dans le domaine de la chanson.
 Entamée avec le sulfureux duo «Je t’aime moi non plus» en 1969, elle se poursuit avec des titres comme «Di Doo Dah», «Ballade de Johnny-Jane», «Ex fan des sixties», «Baby Alone in Babylone», «Les dessous chic», «Fuir le bonheur de peur qu’il se sauve», «Quoi», «Amour des feintes», etc. que Jane interprète de sa voix reconnaissable entre toutes.
On peut remarquer que la séparation du couple au début des années 80 n’interrompt pas leur association artistique.

Après le décès de Gainsbourg en 1991, elle poursuit sa carrière de chanteuse sur scène et sur disque.

Pour terminer, mentionnons ses quelques incursions au théâtre, avec, par exemple, l’écriture d’une pièce, «Oh pardon tu dormais», et ses engagements humanitaires.

Marlène Pilaete