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Marie-France PISIER (1944 / 2011)

Marie-France Pisier

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Marie-France Pisier (née de parents français à Dalat, Indochine, aujourd'hui Vietnam) débute à l'écran en France dans «Qui ose nous accuser ?» (1961), qui passe tout à fait inaperçu.
 Heureusement, elle a plus de chance en incarnant Colette, le premier amour d'Antoine Doinel, dans un des sketches, réalisé par François Truffaut, de «L'amour à vingt ans» (1962).
 C'est le point de départ d'une carrière de vedette un peu particulière, composée à la fois de premiers et seconds rôles et mêlant films populaires et cinéma d'auteur.

Jusqu'au milieu des années 80, elle travaille régulièrement pour le Septième Art et on peut la voir dans, entre autres, «Les saintes nitouches» (1963), «La mort d'un tueur» (1964), «Le vampire de Düsseldorf» (1965), «Trans-Europ-Express» (1966), «L'écume des jours» (1968), «Nous n'irons plus au bois» (1970), «Féminin-féminin» (1971), «Céline et Julie vont en bateau» (1973), «Le corps de mon ennemi» (1976), «L'amour en fuite» (1978), dans lequel elle retrouve son personnage de Colette, «Les sœurs Brontë» (1979), «La banquière» (1980), «L'as des as» (1982), «Le prix du danger» (1982), «L'ami de Vincent» (1983), «Les nanas» (1984), «Parking» (1985),…
 Elle reçoit le César du meilleur second rôle féminin en 1976 pour «Cousin cousine» (1975) et «Souvenirs d'en France» (1975) et en 1977 pour «Barocco» (1976).

Sur le plan international, Marie-France Pisier est surtout mise en avant dans le film hollywoodien «The Other Side of Midnight» (1977), adapté d'un best-seller de Sidney Sheldon, écrivain alors très prisé du public féminin, et la co-production internationale à gros budget «Chanel solitaire» (1981), dans laquelle elle joue la célèbre couturière.
 Mais on peut aussi la retrouver, par exemple, au générique d'une comédie d'aventures italienne, «Non sta bene rubare il tesoro» (1967), preuve de son éclectisme.

Après 1985, sa filmographie est moins fournie et plus irrégulière.
 Néanmoins, citons encore sa présence dans, notamment, «La note bleue» (1991), «Marion» (1997), «Pardonnez-moi» (2006), «Il reste du jambon ?» (2010),…
 Elle passe en outre derrière les caméras à deux reprises et met en scène «Le bal du gouverneur» (1990), tiré du roman du même nom dont elle est l'auteur, et «Comme un avion» (2002).

Son activité à la télévision mérite également d'être mentionnée.
 On se souvient bien sûr du populaire feuilleton «Les gens de Mogador» (1972) ou encore, pour les fans de soap operas, de la mini-série américaine «Scruples» (1980), d'après le livre de Judith Krantz, à qui l'on doit d'autres ouvrages du même genre comme «L'amour en héritage» et «Princesse Daisy».

Pour les amateurs de théâtre, rappelons que, dans les années 90 et la première décennie du vingtième-et- unième siècle, elle figure à l'affiche de plusieurs pièces parmi lesquelles «Ce qui arrive et ce qu'on attend» de Jean-Marie Besset en 1993, «Liaison transatlantique» de Fabrice Rozié, à Paris en 2002 et à New York en 2005, «N'écoutez pas Mesdames» de Sacha Guitry en 2006,…

Dans la nuit du 23 au 24 avril 2011, son mari découvre le corps inanimé de Marie-France Pisier dans la piscine de leur villa de Saint-Cyr-Sur-Mer.
 Les circonstances exactes de son décès demeurent indéterminées mais l'enquête semble avoir écarté en tout cas la piste criminelle.

Marlène Pilaete