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FLORELLE (1898 / 1974)

Florelle

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Florelle (née aux Sables d'Olonne, France) débute très jeune sur les planches et se fait progressivement un nom durant les années 10.
 Au début de cette décennie, il semble aussi qu'elle ait tourné quelques films sous le nom de "Mlle Rousseau".

Elle poursuit son ascension durant les années 20 et on peut la voir notamment dans «L'amour en folie» aux Folies-Bergère en 1920 ou dans «La sonnette d'alarme» de Maurice Hennequin et Romain Coolus qu'elle joue au théâtre de l'Athénée durant la saison 1922-1923.
 Après que Mistinguett ait donné au Moulin Rouge sa dernière représentation de la revue «Ca c'est Paris» en août 1927, c'est Florelle qu'on choisit pour lui succéder dans la nouvelle version de ce spectacle.

Au Septième Art, Henri Diamant-Berger la dirige dans une poignée de productions aux côtés de Maurice Chevalier, parmi lesquelles «L'affaire de la rue de Lourcine» (1923), mais ce retour devant les caméras est bref.

Tout change à l'avènement du parlant et, dès 1930, on la retrouve dans les salles obscures.
 La même année, elle est engagée pour interpréter Polly Peachum dans la version française de «L'opéra de quat'sous» de G.W. Pabst.

Elle obtient vite ses galons de star du cinéma français et sa nature pétillante s'exprime alors dans des comédies comme «Ma tante d'Honfleur» (1931), «La dame de chez Maxim's» (1932), «Le fils improvisé» (1932), «Mariage à responsabilité limitée» (1933), «Les surprises du sleeping» (1933), «Sidonie Panache» (1934), «Amants et voleurs» (1935),…

Elle se montre également à l'aise dans le drame comme le prouvent, entre autres, «Tumultes» (1931), «La femme nue» (1932), «Les misérables» (1933), dans lequel elle incarne une émouvante Fantine, «Le crime de Monsieur Lange» (1935), «Gigolette» (1936), «Un meurtre a été commis» (1937),…

Elle n'oublie toutefois pas la scène. Citons par exemple «La revue d'amour» en 1932 aux Folies-Bergère et «Marie Galante», une pièce de Jacques Deval, agrémentée d'une musique de Kurt Weill, qu'elle crée en décembre 1934 mais qui ne rencontre malheureusement pas les faveurs du public.

A la fin des années 30, sa carrière est en net déclin.
 Dans les années 40, elle ne tourne que «Les caves du Majestic» (1944) et sa filmographie s'achève avec quatre autres seconds rôles dans les années 50.

Marlène Pilaete