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Jeanette MACDONALD (1903 / 1965)

Jeanette Macdonald

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Passionnée par le chant, Jeanette MacDonald (née à Philadelphie, Etats-Unis) fait ses premières apparitions sur scène lorsqu'elle est encore une petite fille.
 On peut notamment relever sa présence dans des groupes de jeunes artistes se produisant dans des music-halls, les "Six Sunny Song Birds" de 1911 à 1913 et les "Seven Merry Youngsters" en 1914.
 Mais, après un procès intenté par une association luttant contre l'exploitation commerciale des enfants, elle doit abandonner momentanément le monde du spectacle et continuer ses études.

Elle fait son retour sur les planches en 1919 et, au cours des années 20, se fait progressivement un nom.
 Elle finit par tenir le rôle principal de quelques comédies musicales à Broadway, celle remportant le plus grand succès étant «Sunny Days», qu'elle joue de février à mai 1928.
 A la fin de la décennie, elle n'a pas encore atteint les sommets mais est en tout cas considérée comme assez connue pour que la firme Lux la choisisse pour faire la publicité de leur fameux savon pour la première fois en mai 1928 et pour qu'Hollywood s'intéresse à elle.

Elle débute à l'écran à la Paramount dans «The Love Parade» (1929), qui en fait une star.
 Toujours pour la même compagnie, elle est l'interprète de «The Vagabond King» (1930), «Let's Go Native» (1930), «Monte Carlo» (1930), «One Hour with You» (1932) et «Love Me Tonight» (1932).
 Durant la même période, elle est la protagoniste de «The Lottery Bride» (1930), distribué par la United Artists, et la Fox lui fait tourner «Oh, for a Man !» (1930), «Don't Bet on Women» (1931) et «Annabelle's Affairs» (1931).
 Elle signe ensuite avec la M.G.M. et inaugure son contrat avec «The Cat and the Fiddle» (1934) et «The Merry Widow» (1934).

On peut noter qu'elle ne se fait pas remplacer dans «Aimez-moi ce soir» (1932) et «La veuve joyeuse» (1934), les versions françaises de «Love Me Tonight» et «The Merry Widow», ce qui donne l'occasion au public francophone de l'entendre s'exprimer dans la langue de Molière avec un charmant accent.

En 1935, sa carrière prend une orientation nouvelle lorsqu'on l'associe pour la première fois à Nelson Eddy dans «Naughty Marietta», qui remporte un triomphe.
 Alors que, jusque-là, c'était surtout dans les grandes villes américaines et en Europe qu'elle connaissait sa plus grande popularité, elle touche soudainement un plus large public, qui s'entiche de ce nouveau couple cinématographique et de la nouvelle personnalité plus chaleureuse et moins sophistiquée de l'actrice.

Jeanette MacDonald et Nelson Eddy sont encore les vedettes de sept autres films musicaux : «Rose Marie» (1936), «Maytime» (1937), «Sweethearts» (1938), «The Girl of the Golden West» (1938), «New Moon» (1940), «Bitter Sweet» (1940) et «I Married an Angel» (1942).
 De temps à autre, on peut encore retrouver la comédienne sans son partenaire attitré. Citons par exemple «San Francisco» (1936), avec Clark Gable et Spencer Tracy.

La réussite commerciale de ses films ayant fini par baisser, la M.G.M. la laisse partir en 1942.
 Dès lors, jusqu'à la fin des années 50, c'est surtout dans des tours de chant que ses fans peuvent continuer à lui manifester toute leur admiration.
 Elle s'essaie même à quelques reprises à l'opéra avec deux œuvres de Gounod, «Roméo et Juliette» et «Faust».

Au Septième Art, on la revoit dans son propre rôle dans «Follow the Boys» (1944), en mère de famille dans «Three Daring Daughters» (1948) et aux côtés du chien Lassie dans «The Sun Comes Up» (1949).

Marlène Pilaete