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Merle OBERON (1911 / 1979)

Merle Oberon

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De père anglais et de mère d'origine eurasienne, Merle Oberon (née à Bombay, Inde) quitte son pays natal en 1929 et fait alors un court séjour dans le Sud de la France, où elle débute à l'écran comme figurante dans «The Three Passions», tourné pour le compte de la M.G.M. par Rex Ingram.
 La même année, elle s'installe en Grande-Bretagne et commence à y tourner dès 1930 mais doit d'abord se contenter de courtes apparitions non-créditées.

En 1932, elle signe avec Alexander Korda, avec qui elle entame bientôt une liaison et dont elle sera l'épouse de 1939 à 1945, et obtient ses premiers rôles importants dans «Men of Tomorrow» (1932) et «Wedding Rehearsal» (1932).
 Pour éviter l'impact négatif que pourrait avoir sur sa carrière la révélation de ses origines métissées, son passé est réinventé et sa biographie mentionne désormais qu'elle est née en Tasmanie de parents 100 % britanniques.

En 1933, Sa brève prestation dans «The Private Life of Henry VIII» (1933), dans lequel elle incarne Anne Boleyn, est très remarquée.
 Devenue une étoile du cinéma anglais, elle est, en 1934, l'interprète de «The Battle», «The Private Life of Don Juan», «The Broken Melody» et «The Scarlet Pimpernel».

Son succès lui vaut bientôt un engagement aux Etats-Unis où elle tourne en 1935 «Folies-Bergère» et «The Dark Angel».
 Le premier film ayant surtout mis l'accent sur l'aspect décoratif et exotique de sa personnalité, c'est principalement grâce à sa touchante interprétation dans le second qu'elle devient une star hollywoodienne.
 Ce succès est suivi par «These Three» (1936) et «Beloved Enemy» (1936).

Elle retourne ensuite à Londres pour incarner l'impératrice romaine Messaline dans «I Claudius» de Josef von Sternberg mais, après quelques semaines de tournage, elle est victime d'un accident de voiture en mars 1937. La production est dès lors arrêtée et le film reste inachevé.

Après cette expérience malheureuse, elle se partage, jusqu'à la fin des années 30, entre l'Angleterre avec «Over the Moon» (1937), «The Divorce of Lady X» (1938) et «The Lion Has Wings» (1939) et les U.S.A. avec «The Cowboy and the Lady» (1938) et «Wuthering Heights» (1939), d'après le célèbre roman d'Emily Brontë.

De 1940 à 1948, elle travaille à Hollywood et on peut la voir dans, entre autres, «Til' We Meet Again» (1940), «That Uncertain Feeling» (1941), «First Comes Courage» (1943), «Dark Waters» (1944), «A Song to Remember» (1945), «Temptation» (1946), «Night Song» (1947), «Berlin Express» (1948),…

A la fin des années 40, son étoile pâlit.
 Durant quelques années, c'est le cinéma européen (France, Royaume-Uni et Espagne) qui emploie alors ses services, sans réussite notable.
 Elle a ensuite plus de chance avec ses prestations dans les productions américaines «Desirée» (1954) et «Deep in My Heart» (1954), qui sont mieux accueillies.

Mais, par après, sa filmographie ne s'enrichit plus que de quatre titres, le dernier étant le gros flop commercial «Interval» (1973), dont elle est aussi la productrice.

Marlène Pilaete